flag
back Retour
À 47 ans, ce footballeur dispute sa 22e saison dans ce club de la Manche et rêve d’un anniversaire particulier
Nicolas Becquet (à g.), ici en compagnie d'Anthony Boisson, est un fidèle du FC Bretteville-en-Saire, club qui fêtera ses 50 ans l'an prochain.
Nicolas Becquet (à g.), ici en compagnie d’Anthony Boisson, est un fidèle du FC Bretteville-en-Saire, club qui fêtera ses 50 ans l’an prochain. ©Photo transmise à La Presse de la Manche

En 2027, le FC Bretteville-en-Saire (Manche) fêtera ses 50 ans d’existence. Voici cinq choses à savoir sur Nicolas Becquet, l’un des joueurs emblématiques du club.

Il a débuté le football à 19 ans

Avant de chausser les crampons, Nicolas Becquet avait surtout la tête tournée vers les sports de glisse.

Ce n’est finalement qu’à 19 ans qu’il prend sa première licence de football, avec une motivation toute simple : rejoindre ses copains.

« La plupart jouaient à Bretteville », se souvient le défenseur. Cette arrivée sur le tard se transforme rapidement en véritable histoire d’amour avec le club. « J’aime bien l’esprit familial qui y règne. »

À 47 ans, après un bref passage à l’Étoile Rouge du Mesnil, Nicolas Becquet dispute aujourd’hui sa 22e saison sous les couleurs brettevillaises.

« J’aurais pu faire la moitié de l’histoire du club s’il n’y avait pas eu le Covid. Quand je suis parti jouer ailleurs, c’était essentiellement pour être avec les copains. » Dès la fermeture du Mesnil-au-Val, Nicolas Becquet est naturellement revenu à ses sources.

Il approche des 1 000 entraînements

Malgré des débuts tardifs avec le ballon, Nicolas Becquet est rapidement devenu un assidu des entraînements, quels que soient les techniciens qui se sont succédé à Bretteville-en-Saire.

Sur plus de vingt saisons, impossible pour le défenseur d’établir un compte précis, mais il se risque à une estimation.

« Avec un entraînement par semaine minimum, mais souvent deux, je pense que je ne suis pas loin des 1 000 entraînements », peut-il se targuer.

Détient-il le record du club ? « Il faudrait demander à Monsieur Mariette, le président, mais je pense que oui », sourit-il.

Au cœur de ses 22 saisons comme joueur, Nicolas Becquet a également endossé le costume d’entraîneur durant deux ans, lorsque le club traversait une période délicate.

Il n’y avait personne, le club était en péril. Comme j’étais assez impliqué, le président Patrick Mariette m’avait demandé de reprendre l’équipe.

Après un bref passage à l’Étoile Rouge du Mesnil, le défenseur est finalement revenu à Bretteville avec une idée en tête : « Si j’ai prolongé, c’était aussi pour aller jusqu’aux 50 ans du club. »

Il est passionné de surf

Dès l’âge de 12 ans, Nicolas Becquet se prend de passion pour les sports de glisse, notamment le skate. Avec le développement du surf dans les années 90, il s’épanouit également dans l’eau.

« Depuis l’âge de 16 ans, je pratique le surf. C’est un sport qui me plaît et, à force, on rencontre également beaucoup de gens. C’est aussi une belle mentalité », apprécie celui qui pratique également régulièrement le VTT. Au passage, le Brettevillais dévoile ses coins préférés.

En été, j’aime aller à Siouville, Biville et Surtainville. L’hiver, je prends la direction de Bretteville-en-Saire et de l’Anse du Brick.

Il vit au sein d’une famille de sportifs

Nicolas Becquet n’est pas un cas isolé : chez lui, le sport est une affaire de famille. À commencer par sa compagne, Lise Renel, ancienne footballeuse.

« Elle a joué à Cherbourg et a été attaquante de l’équipe de la Manche », retrace-t-il. Elle aurait même pu rejoindre un club de D2, avant de devenir maman de deux enfants et de poursuivre sa carrière sportive dans le handball, au CLT.

Leur fils Hugo, 16 ans, fait quant à lui du roller-hockey et vient d’intégrer l’équipe de N1 des Vikings, avec les seniors, grâce à un double surclassement.

« La saison dernière, il a même terminé troisième de France avec l’équipe régionale de Normandie », raconte fièrement le papa.

Sa fille Romane, 11 ans, pratique de son côté le handball au CLT et, depuis cette année, la danse à Cherbourg.

« Elle fait comme maman », sourit-il. Deux enfants qui peuvent compter sur le soutien de leurs parents, également bénévoles à l’occasion dans les différentes structures locales.

Il croit au maintien de Bretteville

Après avoir entraîné le club pendant deux ans à la demande de son président emblématique, Nicolas Becquet a retrouvé depuis quelques saisons son rôle de joueur.

Et pour son retour en D3, Bretteville-en-Saire réalise des débuts encourageants avec déjà sept points récoltés en cinq rencontres. De quoi espérer une saison plus tranquille que lors des précédents passages du club à ce niveau.

« Nous sommes promus, ça se passe bien et le coach, Laurent Pascal, met des choses en place. Il y a de la rigueur, de l’assiduité et c’est plus structuré, c’est cool », apprécie le capitaine.

Habitué à voir Bretteville faire l’ascenseur entre les divisions, il espère cette fois s’installer durablement en D3 : « Je pense et j’espère qu’on finira dans le ventre mou, car on a une bonne équipe cette saison. »