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Les mots ont été soigneusement choisis. Vendredi, Chelsea a annoncé que Reece James avait subi « une intervention chirurgicale mineure au genou », après s’être blessé à l’entraînement. Le capitaine des Blues suit désormais sa rééducation au centre de Cobham, avec le département médical du club. Mineure, l’opération ? Peut-être. Mais l’absence, elle, ne le sera pas : selon Sky Sports et The Athletic, le défenseur devrait être éloigné des terrains pendant environ trois mois.
Trois mois. Soit, d’après les estimations relayées par la presse, une quinzaine de matches manqués. Le club, lui, s’est bien gardé d’avancer la moindre durée officielle.
Pour les supporters de Chelsea, la nouvelle a un goût de déjà-vu. Rarement un joueur de ce talent aura été aussi souvent freiné par son corps. Depuis plusieurs saisons, Reece James alterne les périodes de grâce et les longs passages à l’infirmerie, au point que chaque retour est accueilli avec une prudence presque superstitieuse.
Cette fois encore, la pilule est dure à avaler. Le latéral droit, capitaine du club, était l’un des piliers du projet de Xabi Alonso. Son leadership, sa qualité de centre et sa polyvalence (il peut évoluer dans le couloir comme dans l’axe) en faisaient un élément difficilement remplaçable.
L’entraîneur espagnol, désormais sur le banc des Blues, va devoir se réinventer. Et vite. Chelsea se déplace ce samedi à Everton (13h30, heure française) pour la septième journée de Premier League, privé de son capitaine et d’autres éléments touchés physiquement.
Le début de saison avait pourtant de quoi rassurer. Cinquièmes du championnat, les Londoniens restaient sur une large victoire contre Bournemouth (5-1) à Stamford Bridge. Mais l’équilibre d’une équipe tient parfois à un seul joueur. Ou plutôt, à ce qu’il incarne : un capitaine formé au club, un symbole pour Stamford Bridge.
L’absence prolongée de Reece James pose aussi une question de leadership. Qui portera le brassard ? Qui prendra la parole dans le vestiaire quand les résultats vacilleront ? Ce genre de détail, souvent négligé, peut peser lourd dans une saison.
Sur le plan sportif, Alonso dispose d’options pour compenser au poste. Mais remplacer un joueur n’est pas remplacer un capitaine. Le vestiaire le sait.
Si les délais évoqués par la presse anglaise se confirment, Reece James pourrait faire son retour aux alentours de la nouvelle année. D’ici là, Chelsea devra traverser l’automne et le marathon des fêtes sans lui.
Une opération mineure, donc. Mais un vide majeur. Et, pour le joueur, une nouvelle montagne à gravir. Encore une.