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Quel est votre sentiment après cette 2e défaite dans cette compétition ?
J’ai vu un match cohérent de la part de mes joueurs, avec de la maîtrise sur l’ensemble du match, des situations et des occasions qu’on n’a pas su concrétiser, et puis une faiblesse encore une fois sur coups de pied arrêté qui nous coûte très très cher. Lorsque ça se reproduit, ça signifie qu’on a encore beaucoup de travail et, nous le staff, on ne trouve pas les solutions pour l’instant suffisantes pour inverser cette tendance.
Qu’est-ce qui vous y fait croire encore dans cette compétition après deux défaites en deux matches ?
Ce qui me fait y croire ce sont les trois mi-temps sur les quatre jouées. La première contre Besiktas et les deux de ce soir. Je pense qu’on ne mérite pas de perdre, peut-être pas de gagner non plus. Le score est là, il faut l’accepter. Les choses dont nous sommes capables doivent nous donner de la confiance pour les prochains matches dans cette compétition et croire que tout est possible. Il y aura encore des matches difficiles. C’est une grosse déception ce soir, on a tout donné, et on n’est pas récompensé par un nul, qui aurait été plus équitable vu la physionomie de la rencontre.
Pouvez-vous expliquer vos choix en attaque ce soir avec la titularisation de Neal Maupay et Faris Moumbagna qui est resté sur le banc ?
Il y avait ce soir d’autres paramètres que vous ne connaissez pas, puisque Amine Gouiri avait fait deux entraînements avant de jouer contre Troyes, et il n’était pas question qu’il enchaîne une deuxième titularisation en trois jours après une blessure. Amine Harit était dans le même cas. Avec Neal Maupay, je vous trouve parfois un peu sévère. Oui, il n’a pas marqué, mais il a travaillé, il a fait des appels, il a créé des brèches. Et je pensais aussi qu’en fin de match avec un banc comme on avait, on pouvait inverser la tendance, ce qui ne s’est pas produit.
Comment avez-vous trouvé la prestation de Bamo Meïté ?
J’étais toujours dans une logique d’équilibrer les temps de jeu. CJ Egan-Riley a beaucoup joué, il a été blessé aussi pendant la trêve internationale. C’était aussi à la fois pour donner un peu de repos à CJ, et aussi voir Bamo, parce qu’il le mérite aussi de par son investissement. Et sur son match, pour moi, ça a été un des meilleurs Marseillais ce soir. Il a gagné quasiment tous ses duels, je pense. Dans l’utilisation du ballon, il a été simple et efficace.
Vous avez évoqué le banc. Qu’avez-vous pensé justement des entrants, ça semblait un peu insuffisant….
Je n’aime pas commenter les performances de mes joueurs. Forcément, on n’a pas eu ce qu’on attendait. Mais je m’expliquerai aussi avec eux. J’imaginais qu’ils auraient pu être plus dangereux sur la fin de match.
Vous avez encore manqué d’efficacité devant le but, comment régler ce problème ?
On travaille à l’entraînement à travers le jeu, à travers des exercices devant le but. On en fait régulièrement chaque semaine, y compris quand on joue tous les trois jours. Il y a toujours des séances spécifiques devant le but. Après, je pense qu’il y a un paramètre qui est très important à prendre en compte, c’est la confiance. Je vais citer un de nos meilleurs buteurs français, Bernard Lacombe, qui me disait parfois : "Le but, tu le vois tout petit, puis parfois tu le vois très très grand." Je pense qu’en ce moment, on voit le but tout petit parce qu’on n’a pas assez de réussite, on n’a pas grand-chose pour nous non plus parce qu’il y a des situations où ça pourrait tourner en notre faveur et ça ne le fait pas donc je pense qu' il y a quand même un paramètre mental dans ce domaine-là qui est très important. Après, il y a peut-être aussi des choix, des mauvais choix ou peut-être un peu un manque de spontanéité aussi parce que je trouve qu’on a quand même bien amené le ballon dans la surface adverse, je crois qu’on a touché 34 ou 35 ballons dans la surface et des situations où on aurait pu être plus juste, encore plus agressif peut-être aussi pour finaliser.
Vous vouliez enclencher une dynamique. Est-ce que c’est un match et une défaite qui vous replonge un petit peu dans les doutes ?
Pas dans les doutes, mais on sait que la seule chose qui compte, c’est la victoire. Et on l’a connu dimanche dans un match où on a, je pense, été moins bon que ce soir. La qualité de jeu a été beaucoup moins bonne que ce soir. Mais lorsque vous repartez avec la victoire, vous oubliez beaucoup de choses. On aurait tous aimé enchaîner avec une deuxième victoire, pour avoir encore plus de confiance, pour aussi renforcer notre jeu, ce n’est pas le cas, il faudra rebondir. C’est aussi le lot des équipes, le lot de champions, savoir rebondir, savoir accepter ces périodes difficiles et tout mettre en œuvre pour rebondir des dimanches changées.
Comment allez-vous faire pour remettre vos joueurs sur des bons rails ?
C’est notre métier à la fois de se remettre en question quand ça va bien parce que c’est aussi important tous les trois jours de se remettre en question quand ça va bien et puis de savoir réagir, de savoir digérer dans un premier temps la contre-performance ce soir, cette nuit. Et dès demain être de nouveau combatif et aussi être conscient de ce qu’on a fait de bien, qui n’est pas suffisant encore puisque les résultats ne suivent pas. Ça veut dire qu’il nous manque encore beaucoup de choses sinon on n’en serait pas là.