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OL - Les Bad Gones risquent une dissolution après les révélations explosives de Libération

Dans une lettre envoyée au ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, Thomas Portes, député de La France insoumise, veut que les agissements des Bad Gones soient observés très attentivement. Le groupe de supporters lyonnais est accusé de frayer avec l’extrême droite radicale. Thomas Portes aimerait sans doute une dissolution des Bad Gones.

Beaucoup se demandent si l'éradication des violences dans les tribunes de l'OL passerait par l'éradication des Bad Gones. Le journal Libération a révélé que le député de La France insoumise, Thomas Portes, a transmis une longue lettre jeudi 15 octobre au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Le président de l’Observatoire national de lutte contre l’extrême droite (Oned) veut que les agissements des Bad Gones soient examinés en profondeur.

Le 29 août dernier, l'OL reçoit Le Havre AC pour le compte de la Ligue 1. Ce soir-là, un adolescent de 17 ans, puis un couple travaillant pour un prestataire de l’OL, ont été sauvagement agressés aux abords du stade lyonnais. Thomas Portes appelle à un "électrochoc" et aimerait qu'on menace ce groupe d’une dissolution. Cela "permet de mettre le focus politique sur les tribunes de l’OL, dont on sait qu’elles sont gangrenées par l’extrême droite radicale depuis des années". Le député de La France insoumise souligne également la proximité affichée par des personnes très importantes du groupe avec l’idéologie nazie. Thomas Portes prend en exemple une photo où apparaît Johan Silvestri, le capo historique des Bad Gones, avec Renaud Mannheim, pilier de la section lyonnaise de Troisième Voie, un groupe nationaliste-révolutionnaire dissous en 2013.

Thomas Portes veut "mettre une pression maximale sur les clubs"

Thomas Portes fait également le lien entre certains Bad Gones et les Ultras Sur, des fans du Real Madrid qui revendiquent et assument leur appartenance à l’extrême droite radicale. À noter que ce groupe avait été dissous en 2013. "Rien n’a été fait malgré des alertes", a déploré le député.

"En France, on peut prononcer trois types d’interdiction individuelle de stade, par le club, par le préfet et par la justice. Mais tout le monde se renvoie la balle pour savoir qui agit et au final, il n’y a pas forcément d’action ferme, on est face à un problème de coordination de l’action sportive et publique", a exposé le sociologue Nicolas Hourcade, spécialiste du supportérisme. Plusieurs observateurs à Lyon évoquent la possibilité d'instaurer un nouveau "plan Leproux", une méthode qui avait été lancée en 2010 par Robin Leproux, ancien président du PSG, dans l'objectif de mettre fin aux affrontements entre supporters parisiens. Cela a permis d'apaiser la situation au Parc des Princes, même si l'ambiance du stade s'est profondément dégradée après la dissolution de cette association. Toujours selon Libération, Thomas Portes préfère "mettre une pression maximale sur les clubs". Le député de LFI estime que s'il y avait des sanctions très fortes, comme des retraits de points ou des matchs à huis clos, cela pousserait les clubs à agir pour se séparer des supporters les plus problématiques.

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