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Le traitement réservé à Rayan Aït-Nouri suscite de plus en plus d'interrogations. Plusieurs éléments permettent désormais de comprendre sa situation.
Rayan Aït-Nouri était arrivé à Manchester City pour franchir un cap, et sa saison s’est enrayée. Ce samedi, face à Ipswich Town, Enzo Maresca l’a de nouveau laissé sur le banc au coup d’envoi. Quelques jours plus tôt, le joueur de 25 ans avait assisté en spectateur à la défaite contre le PSG (2-4), malgré les nombreux changements de son entraîneur. Ces absences alimentent les interrogations, jusque dans son pays natal.
Aït-Nouri n’a toujours pas joué une minute en Premier League cette saison. Ses rares apparitions dans les autres compétitions étaient pourtant prometteuses, avec trois passes décisives en 105 minutes seulement. La réponse se trouve en partie dans les mots de son entraîneur.
En septembre, interrogé sur le positionnement de l’ancien joueur de Wolverhampton, Enzo Maresca avait donné une indication nette sur sa place dans le projet mancunien : « Lorsqu’il était à Wolverhampton, il jouait dans une défense à cinq. C’était donc davantage un rôle de piston que de latéral. Pour le moment, je le considère davantage comme un ailier que comme un arrière », avait expliqué l’entraîneur italien.
Cette déclaration, rapportée par Esteemed Kompany à partir des propos relayés par Hayters TV, explique une grande partie de la situation. Aït-Nouri n’est plus considéré comme une option prioritaire au poste de latéral gauche, où Nico O’Reilly et Josko Gvardiol ont la confiance du staff. Plus haut, la concurrence est forte : Jérémy Doku et Antoine Semenyo occupent une place importante dans la rotation et laissent peu d’opportunités à un joueur dont Maresca ne conteste pas les qualités techniques.
Cette situation sportive s’inscrit dans un contexte sensible : depuis le 10 septembre, l’Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis, pays dont est originaire le propriétaire de Manchester City, Cheikh Mansour. Cette concomitance alimente des soupçons sur les réseaux sociaux, mais aucun élément vérifiable n’établit une intervention politique dans les choix de Maresca : ses explications tactiques et la concurrence sur le terrain suffisent à expliquer la situation.
Le joueur traverse aussi une période compliquée avec la sélection algérienne. Son départ prématuré du dernier rassemblement, après un incident sur le banc contre la Zambie, a ajouté une complication à sa saison.
À Manchester, le problème tient d’abord à son positionnement et à la hiérarchie établie par Maresca. À l’approche du mercato hivernal, son manque de temps de jeu pourrait devenir un dossier pour les dirigeants de City, et Manchester United, qui l’avait ciblé en fin de mercato estival, pourrait revenir à la charge en janvier.