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l'essentiel Amélisse est licenciée au PJU, Passage Judo Université. Loïc Auffret est devenu son professeur il y a trois ans et a vu en elle, dès le début, un potentiel de compétitrice qui est en train de se confirmer.
Amélisse Jaecques est judokate. Papa était judoka, ses trois frères et sa sœur aînée sont tous judokas (te) ; les kimonos et les ceintures sont omniprésents dans son environnement depuis toujours. En ce qui la concerne, pouvait-elle encore parler de choix ? Peut-être faudrait-il dire que c’était une évidence : elle serait judokate ! Et à quatre ans, elle était déjà sur le tatami !
"Mon premier club était celui de Grande-Synthe, mais j’ai rapidement rejoint le SMPS Dunkerque, autre grand club du nord de la France. Puis, les hasards de la vie m’ont amenée à déménager en Dordogne, où j’ai rejoint le Judo Club de Lalinde. Et c’est là que j’ai croisé celui qui deviendrait plus tard mon professeur : Loïc Auffret."
Très rapidement, le professeur Auffret a "senti" le potentiel de cette jeune judokate. Amélisse le confie : "J’ai l’esprit de compétition et j’étais frustrée de voir ma progression bloquée par le stress. Avec Loïc, j’ai engrangé de la confiance, j’ai accédé à la ceinture noire et j’ai réussi à franchir un cap." Amélisse a toujours eu pour modèle sa grande sœur Félicia, qui l’a brillamment précédée en compétition : elle a participé aux championnats de France juniors, remporté plusieurs titres au niveau national et a même fait partie du Pôle Espoirs. Amélisse reprend : "Je m’étais fixé comme objectif de la battre en combat ; il existait une sorte de compétition intrafamiliale. Dans les faits, elle est aujourd’hui devenue une conseillère et l’une de mes premières supportrices."
Lors de sa dernière compétition, dans un tournoi Label B, dernier niveau avant le national, Amélisse s’est classée 3e. Une place sur le podium très prometteuse. Elle a gagné quatre combats et n’a chuté que devant celle qui a terminé à la première place. "Ce sont les aléas de la compétition, déclare Loïc, tout me laisse à penser que la première place était possible. En général, un tel résultat n’est obtenu qu’après de longues années d’entraînement." Pour Amélisse, tout est allé plus vite, mais a tout de même nécessité six mois d’entraînement intensif. La prochaine étape passe par des tournois nationaux en 3e division, une préparation au circuit qualificatif, avec en point de mire le championnat de France.
On peut y croire, Amélisse a le judo dans la peau. Le nom de son sport est en effet tatoué en idéogrammes sur son avant-bras. Et dans la vie, son professeur est aussi son compagnon et, ensemble, ils sont bien décidés à aller très loin.