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Pour espérer ramener quelque chose de Paris et de l’Adidas Arena, dimanche 18 (16 h 30), le BBD sait ce qu’il doit absolument réussir. Ê...
Pour espérer ramener quelque chose de Paris et de l’Adidas Arena, dimanche 18 (16 h 30), le BBD sait ce qu’il doit absolument réussir. Être constant durant quarante minutes. Si un trou d’air devait survenir, semblable à celui qu’ont vécu les Périgourdins lors du second quart-temps face aux Bressans, les chances de vaincre s’amenuiseraient…
« Il faut qu’on soit encore plus discipliné parce qu’on a fait de très bonnes choses, mais on a encore connu des moments de flottement », constate Alexandre Ménard.
L’entraîneur boulazacois pointe notamment la « construction de jeu en attaque, face à une équipe qui va nous agresser vraiment ». Depuis le début de saison, le BBD perd en moyenne 13,3 ballons par match. Ce n’est pas énorme, seules quatre équipes font mieux. Mais face aux Parisiens, ce pourrait être rédhibitoire. « Ça ne va pas être tout à fait le même jeu que Bourg-en-Bresse, qui contrôle plutôt le tempo, pousse quand il faut pousser. Là, Paris joue toujours à fond tout le temps. »
La clé sera d’essayer « de bien jouer, de ne pas alimenter leur feu à travers les ballons perdus parce qu’ils se nourrissent de ça ».
Le corollaire sera le rebond. Qui permet d’avoir des secondes chances ou de courir. Paris capte 15,3 rebonds offensifs par match (seul Saint-Quentin fait mieux), alors que Boulazac en a laissé 17 aux Burgiens, 14 aux Strasbourgeois et 10 aux Roannais.
Cette bataille du rebond offensif, le BBD veut s’y mêler - il en grappille 12 par match. « C’est une attention de tous les instants, pointe Ménard. C’est aussi quelque chose qu’on fait un peu chaque jour. On en parle, que ce soit l’écran de retard, etc. Nous avons des statistiques par rapport à ça, des évaluations d’après-match. »
« On a fait de très bonnes choses, mais on a encore connu des moments de flottement »
Ce secteur est devenu un enjeu clé du basket moderne avec Tuomas Iisalo, le Finlandais aujourd’hui à la tête des Memphis Grizzlies… et coach de Paris en 2023-2024. C’est lui qui a instauré le « tag up ». Que le BBD utilise aujourd’hui. Comme Le Mans, Chalon-sur-Saône, Bourg-en-Bresse…
Le principe est simple : sur un tir, les attaquants vont au contact avec leurs défenseurs « pour les emmener dans la raquette », explique Ménard. Ce qui peut paraître contre-intuitif. Mais non. « De cette façon, nous, on joue les rebonds longs. Et en même temps, si on ne l’a pas, on reste entre notre panier et le joueur. »
Le bénéfice est clair : « Prendre les rebonds longs quand c’est possible, mais aussi préparer le repli défensif en mettant déjà une pression parce qu’on est près des joueurs adverses. »