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Au Barça, deux internationaux espagnols se livrent une concurrence étonnamment équilibrée. Trois minutes seulement les séparent depuis le début de saison.
Hansi Flick dispose d’un effectif suffisamment riche pour multiplier les solutions offensives. Mais une concurrence particulièrement serrée se dessine depuis le début de saison entre Dani Olmo et Fermín López. Les deux internationaux espagnols ont participé à toutes les rencontres disputées par le FC Barcelone et la Roja depuis cet été, sans qu’une véritable hiérarchie se dégage. Et un chiffre assez improbable illustre parfaitement cette situation : après quatorze matches chacun, Olmo totalise 681 minutes de jeu, contre 678 pour Fermín. Trois petites minutes d’écart.
Cette statistique, mise en évidence par Xavi Torres dans le quotidien Sport, prend une dimension supplémentaire lorsqu’on examine leurs performances respectives. Les deux joueurs comptent exactement sept contributions décisives depuis le début de l’exercice. Mais leurs profils et les préférences de leurs entraîneurs révèlent deux visions sensiblement différentes du football.
Sur les dix premières rencontres du Barça, Flick a davantage utilisé Fermín, avec six titularisations et 579 minutes disputées. Dani Olmo affiche cinq titularisations et 461 minutes. Une préférence qui s’explique notamment par l’énergie de l’Andalou, ses déplacements vers la surface adverse et sa capacité à multiplier les appels dans le dos des défenseurs.
Les statistiques individuelles confirment cette différence de profil. Fermín a inscrit cinq buts et délivré deux passes décisives, tandis qu’Olmo n’a toujours pas marqué, mais a offert sept passes décisives. Fermín avait notamment particulièrement pesé lors du large succès du Barça à Valence, avec un but et une influence importante dans les trente derniers mètres. Le premier se distingue par ses projections offensives, le second par sa qualité de dernière passe et sa capacité à organiser les attaques dans les petits espaces.
Flick a également déjà utilisé Olmo dans un rôle de milieu offensif, tandis qu’avec l’Espagne, Luis de la Fuente a fait le choix inverse dans leur hiérarchie. Olmo a débuté trois rencontres et disputé 220 minutes, contre une titularisation et 99 minutes pour Fermín. Deux entraîneurs, deux préférences, mais une utilisation globale presque identique.
Mardi soir, lors de la victoire du Barça sur la pelouse de Galatasaray (4-1), Flick a tenté une formule inédite cette saison en titularisant simultanément les deux joueurs. Fermín évoluait dans l’entrejeu, tandis qu’Olmo occupait un rôle de faux numéro 9. Un choix justifié par l’entraîneur allemand avant la rencontre, qui souhaitait mieux contrôler le ballon face au pressing turc.
Collectivement, l’expérience s’est soldée par une nouvelle victoire, avec notamment un but de Fermín. Mais un détail invite à nuancer la réussite de cette association : selon Sport, les deux Espagnols n’ont échangé directement le ballon qu’à deux reprises durant leurs 59 minutes communes sur le terrain.
Olmo, positionné plus haut que d’habitude, n’a touché que 37 ballons avant son remplacement. Sa participation au jeu s’est donc révélée plus discrète, même si sa qualité technique a contribué à sécuriser la possession barcelonaise.
Ce premier essai soulève une question pour Flick, qui avait jusqu’ici essentiellement utilisé les deux joueurs en alternance. Avant le déplacement à Istanbul, ils n’avaient partagé que 89 minutes sur le terrain cette saison, et l’un avait remplacé l’autre à cinq reprises.
Avec le déplacement au Paris Saint-Germain programmé mardi prochain en Ligue des champions, l’entraîneur allemand devra de nouveau arbitrer entre leurs qualités respectives. À moins de reconduire leur association, désormais testée avec succès sur le plan collectif.
Trois minutes seulement séparent Olmo et Fermín dans les statistiques. Sur le terrain, leur complémentarité reste encore à construire.