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Un club en danger, un entraîneur habitué aux missions de sauvetage. Parti de Martigues en mai 2025, où il avait été appelé cinq mois plus tôt pour tenter de maintenir le club en Ligue 2, Hakim Malek a retrouvé un banc début octobre. Le Villefranche Beaujolais venait de se séparer de Fabien Pujo et pointait à la dernière place, avec 4 points en huit journées. Mathias Laforest avait assuré l’intérim avant de devenir son adjoint. Trois semaines plus tard, l’horizon s’est un peu éclairci : une victoire contre Cannes, deux qualifications en Coupe de France et un groupe qui semble répondre aux attentes.
Pas question de viser plus haut pour l’instant. “C’est le maintien, a minima. Dans la situation où était l’équipe, à la dernière place, c’est difficile d’en avoir un autre”, explique-t-il dans un entretien accordé à la FFF. Changer d’entraîneur ne suffit pas à tout relancer. Le temps presse, et Malek a d’abord voulu comprendre l’état d’esprit de ses joueurs. “Il faut d’abord gagner l’humain avant de parler de terrain. Les forces en présence, on ne les a pas choisies, il faut s’adapter très vite”, insiste-t-il. Arrivé dans un club qui fêtera son centenaire le 27 mars prochain, l’homme de 54 ans dit avoir trouvé un environnement proche de ses valeurs. Villefranche dispute sa neuvième saison d’affilée au troisième échelon, une longévité que seuls Avranches, Cannes et Boulogne dépassent.
Les premiers effets se sont vite fait sentir. Après une qualification contre Andrézieux en Coupe de France (3-1, 5e tour), les Caladois ont battu Cannes (2-1) le 17 octobre, alors dernier club encore invaincu de Ligue 3. Pour Malek, tout est passé par la confiance. “Quand un nouvel entraîneur arrive, il a cent pour cent d’écoute, dans un temps imparti. Ça dure une semaine, deux semaines, un mois”, confie-t-il à la FFF. La qualification suivante, contre Domarin (1-1, 3 tirs au but à 0, 6e tour), n’a pas changé sa vision de la compétition. “Elle appartient aux joueurs. S’ils veulent la jouer à fond, qu’ils le fassent”, tranche l’entraîneur, pour qui la priorité reste le championnat. Pour consolider son effectif, Malek a fait venir l’international comorien Saïd Bakari, latéral passé par le Sparta Rotterdam. Un dossier qu’il a lui-même mené. “Les latéraux aujourd’hui, c’est très compliqué à trouver. Quand on peut en avoir un du niveau au-dessus, on prend ! Il sort de cinq ans de première division néerlandaise”, souligne-t-il.
Joueur à Vitrolles, Toulon, Martigues et Marseille Consolat, Malek a ensuite entraîné à Martigues, Alès, Hyères, Le Pontet et Consolat. Le technicien a aussi passé quatre ans à l’étranger, au Mouloudia d’Alger, au Paradou et à Al-Khor, au Qatar. Une expérience forte, notamment à Alger. “Quand on parle du Mouloudia, on joue parfois devant 70 000 ou 80 000 personnes, les enjeux dépassent l’entendement”, se souvient-il. Dans son parcours, un nom revient avec émotion : Christian Dalger, son entraîneur à Vitrolles, avec qui il a passé dix ans. “C’était mon mentor quand j’étais joueur, puis entraîneur adjoint. Je ne serais pas là aujourd’hui sans lui”, confie Malek.
Le calendrier offre aux Caladois six adversaires classés entre la 11e et la 16e place lors des six prochaines journées. Malek ne veut pas s’y attarder. “L’important, c’est une série, d’enchaîner plusieurs victoires d’affilée, pour avoir un peu d’air”, rappelle-t-il. Premier test ce samedi 31 octobre à Orléans, avant de recevoir Quevilly le 7 novembre.
Ce jeudi 29 octobre, Hakim Malek est revenu sur ses premières semaines à la tête de Villefranche, lanterne rouge de Ligue 3 à son arrivée début octobre. Le nouvel entraîneur caladois a déjà lancé son opération maintien, avec un premier succès référence en championnat.