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La Breitling du surfeur Jérémy Florès est l'une des montres de luxe les plus robustes du monde
Jrmy Florès

Il n’a que 38 ans mais est déjà retraité. Champion du monde de surf en 2009, vainqueur des plus belles compétitions du circuit pro (Hawaï, Hossegor, Tahiti…), Jérémy Florès possède le plus impressionnant palmarès hexagonal de la discipline, assez loin devant le champion olympique Kauli Vaast. Si ce dernier a décroché l’or en 2024, il le doit d’ailleurs en partie à Florès, qui était le coach des équipes de France aux JO. Il le sera encore en 2028, à Los Angeles, malgré une vie marquée par son combat contre une tumeur cérébrale et racontée l’année dernière dans le poignant documentaire Dos au mur.

Jrmy Florès

© Damien Poullenot

Il réside désormais à Tahiti, au moins six mois dans l’année, où il continue de surfer quasiment tous les jours, avec une montre au poignet, lui qui s’y refusait obstinément
lorsqu’il était professionnel. “Dans le surf, on a un temps donné pour surfer les vagues, trente minutes par exemple, il est donc important d’avoir une montre sur soi pour checker le temps, peaufiner sa stratégie, gérer la météo, se placer par rapport à son adversaire. Savoir combien de minutes il reste pour prendre une vague est primordial. Mais j’étais quelqu’un de freestyle, je n’en mettais pas.” Conscient que cela a pu lui coûter quelques bons résultats, Jérémy Florès n’a pas cédé à la pression de la montre digitale comme aide à la performance : “J’étais instinctif, et regarder dix fois ma montre, ça m’aurait stressé plus qu’autre chose. Je voulais être connecté à la nature, à la prochaine vague.”

Jérémy Florès a trouvé la “montre parfaite”

Surdoué, Jérémy Florès fut repéré à l’âge de 9 ans par Quicksilver, à Capbreton, en remportant la compétition des moins de 10 ans et en arrivant en finale de celle des moins de 14 ans. Ses parents, gérants d’un modeste hôtel à Madagascar, avaient économisé pour qu’il puisse y participer. Une nouvelle vie commence : “J’ai signé un contrat de cinq ans, j’ai parcouru le monde entier pour progresser. Quicksilver produisait ces montres, en caoutchouc, assez basiques. Je n’en avais pas besoin mais je trouvais ça cool. C’étaient les premières montres de ma vie.” Ambassadeur Breitling, Kelly Slater, son idole, l’initie ensuite aux montres de luxe. Grâce à ce coup de pouce, la marque propose alors au jeune Jérémy de tester, sans rien signer. “Au début, c’était bizarre, je ne savais pas s’il fallait que je la cache ou pas ! Et puis tu commences à aimer les belles choses, à avoir envie d’être un peu plus classe...” Les belles montres ne le quittent plus, en short sur les vagues comme en chemise sur la plage. Tant et si bien qu’il a trouvé le modèle parfait, une Superocean acier de 2019 au cadran noir et blanc avec un bracelet en caoutchouc.

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