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On savait la guerre ouverte entre Javier Tebas et le Real Madrid, mais il semblerait que l’on assiste ce vendredi à la bataille finale, celle qui décidera du vainqueur et du vaincu. Le président de la Ligue espagnole s’est encore lâché dans la matinée, fatigué par les accusations de « conspiration permanente » lancées par le Real autour de l’arbitrage en Liga. Après s’en être pris au quotidien El Debate, coupable selon lui de reprendre des éléments de langage des Merengues Tebas a attaqué de manière très violente la chaîne du club.
« La direction du Real Madrid dirige un orchestre de porte-parole et Real Madrid TV mène la danse. Sa partition est toujours la même : sélectionner les actions qui l’intéressent, répéter ses accusations, alimenter le soupçon et désigner les ennemis, a-t-il écrit sur X. Cette méthode rappelle les mécanismes de propagande de Goebbels, ministre de la Propagande de l’Allemagne nazie : répétition systématique, construction d’un ennemi et subordination des faits au récit. »
Tomás Gonzalez Martin y Jesus Urdiola , cada día resulta más difícil distinguir vuestros artículos de un comunicado de la dirección del Real Madrid.Tomas sobretodo te has convertido en su portaCOZ oficial, hasta el extremo de utilizar expresiones idénticas a las que he escuchado… pic.twitter.com/RT5y7HQSC8
— Javier Tebas Medrano (@Tebasjavier) October 16, 2026
Bien qu’il ait précisé que la comparaison portait uniquement sur « les techniques de propagande, et non sur une idéologie ni, bien sûr, sur les supporters de Madrid », Tebas a évidemment fait bondir le Real, qui s’est empressé de répondre via un communiqué publié en début d’après-midi.
La Maison Blanche « juge absolument intolérable et d’une gravité extraordinaire qu’une personne occupant deux postes de la plus haute responsabilité dans le football espagnol recoure à une comparaison avec les méthodes de propagande du régime nazi pour discréditer notre club, sa direction et sa chaîne de télévision », peut-on lire dans ce communiqué.
Mais le Real Madrid ne fait pas que se défendre. Remonté comme jamais, le club de Florentino Perez a décidé de mettre les pieds dans le plat pour de bon. Au-delà d’exiger « une refonte complète du système d’arbitrage et des structures fédérales de gouvernance, de gestion, de supervision et de discipline », il attaque Javier Tebas sur son « manque de neutralité, de respect et d’impartialité ». Ce qui est « incompatible avec ses responsabilités institutionnelles », poursuit-il.
Les déclarations de Tebas « le disqualifient sur le plan institutionnel pour continuer à exercer les fonctions qu’il occupe », insiste le Real, qui en conséquence « exige sa démission immédiate en tant que président de LaLiga et vice-président de la Fédération royale espagnole de football ».