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Les débuts sont bons voire très bons. Après huit journées, Montpellier occupe la troisième place du championnat avec un bilan de 4 victoires, 3 nuls et 1 défaite, à deux points du deuxième, le Red Star, et quatre du leader stéphanois. Une position de barragiste qui correspond à l’objectif fixé par le président Laurent Nicollin.
Même s’il n’y a qu’un quart du championnat disputé, cela donne une tendance. Les Montpelliérains vont devoir la confirmer, d’autant que le calendrier va se corser dans les semaines à venir.
Le MHSC va affronter Rodez, lundi, et enchaînera sur le Red Star (24 octobre), Annecy (30 octobre) et Metz (6 novembre). Soit les 5e, 4e, et 7e de la saison dernière et un relégué de Ligue 1. Des équipes qui ont donc fini devant les Pailladins la saison dernière et sont encore dans le bon wagon cette année, mis à part les Ruthénois pour l’instant.
"Je n’ai pas fixé d’objectif sur une série de 5 ou 6 matches à faire. Il m’est déjà arrivé de le faire. Mais pour le moment, je n’en ressens pas le besoin puisque la machine avance. Les matches, on les prend les uns après les autres avec l’ambition et l’envie de prendre à chaque fois les trois points. Je dis souvent que chaque match a son histoire. Essayons de faire en sorte qu’à chaque histoire, on puisse faire le maximum pour prendre les trois points", soulignait déjà l’entraîneur Zoumana Camara avant le succès contre Grenoble (2-0), vendredi dernier.
Néanmoins, cette série de matches sera révélatrice de ce que Montpellier a vraiment dans le ventre cette saison et ce qu’il peut vraiment espérer. On en a déjà aperçu des bribes face aux grosses équipes de la Ligue 2.
Les Montpelliérains sont allés gagner à Dunkerque (0-1), pliant sous la pression adverse sans rompre, montrant après trois journées le caractère de cette équipe.
Quelques semaines plus tard, même scenario, à Reims (1-1) où le capitaine Julien Laporte et ses coéquipiers ont souffert face aux vagues rémoises mais ont ramené un point. "Sûrement face aux meilleures individualités offensives du championnat ", expliquait encore récemment Zoumana Camara, dont l’équipe avait fait mieux que tenir pendant 50 minutes face au leader stéphanois à Geofrroy-Guichard (3-1), début septembre.
Ces exemples apportent quelques garanties et montrent la progression collective des hommes de l’entraîneur pailladin. Robert Malm, consultant pour beIN Sports, le diffuseur de la Ligue 2, expliquait d’ailleurs vendredi dernier, après le succès contre Grenbole (2-0), "que l’an dernier, Montpellier n’aurait jamais gagné ce match".
Cette maturité nouvelle tranche par rapport à la campagne précédente, lors de laquelle le MHSC avait été souvent en difficulté face aux leaders du championnat. Les Montpelliérains n’avaient pas gagné face à Troyes, finalement promu en Ligue 1, ni contre le Red Star, Saint-Etienne et Reims… Depuis le début de l’actuelle saison, le MHSC arrive mieux à gérer temps forts et temps fables, s’appuyant toujours sur sa solidité défensive, sa force depuis deux ans.
Ces quatre matches à venir diront si les Montpelliérains ont passé un cap en termes de régularité et s’ils sont aptes à jouer les premiers rôles.