Retour
« C’est un nouveau Mourinho », « il a changé », « il semble plus apaisé »… Ces phrases ont accompagné les premières semaines du retour de José Mourinho au Real Madrid. Mais l’illusion n’a pas duré. Selon Foot Mercato, qui s’appuie sur le quotidien AS, le Portugais est en train de redevenir celui qu’il était au début des années 2010.
Au fil des critiques sur le contenu des matchs, jugé médiocre, le technicien a changé de visage. On retrouve un Mourinho tendu, sur la défensive, en quête perpétuelle d’ennemis, et frôlant parfois la victimisation.
Une stratégie en partie assumée : attirer les critiques sur lui pour protéger son équipe. Mais cet effet bouclier ne fonctionne pas vraiment.
Dernière cible en date : le comité de discipline de la Fédération espagnole. Mourinho a dénoncé le timing de la sanction de Vinicius Jr, suspendu quatre matchs, annoncée juste avant le déplacement à Rome en Ligue des champions (3-4).
Pour lui, cette chronologie n’a rien de normal.
La Liga est également dans son viseur. Le Portugais a fustigé à plusieurs reprises les horaires de certains matchs. Le déplacement à Valence, programmé 72 heures après le match face à l’AEK Athènes, l’a particulièrement énervé.
Un front qui s’est encore embrasé ce vendredi, avec la sortie fracassante de Javier Tebas contre la communication du club.
Mourinho s’en prend aussi régulièrement aux journalistes, qu’il accuse de vouloir du mal à son équipe. Il est même allé jusqu’à boycotter certaines conférences de presse.
Mais sa cible principale reste l’arbitrage. À chaque prise de parole, il critique le niveau des arbitres. Et il a déjà évoqué l’affaire Negreira à plusieurs reprises, laissant entendre que le corps arbitral pencherait du côté du FC Barcelone.
La différence avec sa première époque ? L’opinion madrilène semble moins indulgente. Beaucoup l’accusent déjà de parler des arbitres pour masquer les prestations moyennes de son équipe.
À l’approche du Clasico, sans Vinicius, Mourinho joue gros. Et ses nombreux combats pourraient finir par se retourner contre lui.