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l'essentiel Aligné pour la première fois de la saison dimanche soir à Pau, le jeune arrière polyvalent Célian Pouzelgues (23 ans) va devoir forcer sa nature s’il veut s’imposer à terme dans la rotation du Stade toulousain.
Il fait partie de ceux qui guettent la période des doublons comme on attend son heure. "Sans appréhension mais avec excitation" avoue d’emblée cet arrière complet, capable d’évoluer au centre, comme face à Pau, ou à l’aile, aussi bien à droite qu’à gauche d’ailleurs. À 23 ans, Celian Pouzelgues (1 m 90, 95 kg), entame sa quatrième saison au Stade Toulousain avec qui il a remporté deux titres de champion de France Espoirs en 2023 et 2024, quelques mois après avoir débuté avec le groupe professionnel à l’occasion d’un succès à Clermont (37-33) au sein d’une équipe remaniée.
Ce sera encore le cas ce soir à Pau pour son treizième match en Top 14 lui qui en a disputé neuf la saison dernière (3 titularisations, 3 essais). "C’est un gros potentiel, qui a beaucoup évolué dans son jeu, notamment dans les zones de combat, avec son passage à VII (il est régulièrement convoqué en équipe de France depuis décembre 2024, NDLR)" dit de lui Clément Poitrenaud qui l’invite désormais "à s’émanciper". "Maintenant il doit prendre conscience de tout ce potentiel et de l’attente qu’il y a autour de lui : ce n’est plus un joueur de complément mais quelqu’un qui doit vraiment compter dans notre rotation" poursuit l’entraîneur des trois-quarts toulousains.
Cette confiance en lui le club la lui a confirmée en le prolongeant de deux ans, jusqu’en 2028, en juin dernier. "Il doit avoir cette envie de s’imposer : c’est un garçon très bien élevé, très respectueux mais à un moment donné pour jouer dans cette équipe, il faut un peu montrer les crocs et j’attends qu’il prenne ses responsabilités pour s’affirmer" conclut à son sujet l’ancien arrière international.
Ce match semble être le bon moment pour le faire. "On est beaucoup de jeunes Espoirs à se retrouver pour ce match et c’est forcément agréable car on se connaît tous très bien" sourit le Montalbanais de naissance, formé à Moissac puis passé par Agen et Valence d’Agen. "On commence à avoir l’habitude de ces périodes de doublons" poursuit ce dernier quand on l’interroge sur l’état d’esprit des troupes alors qu’une trentaine de joueurs manquent à l’appel entre les blessures et les internationaux privés de ce court voyage dans le Béarn. "Pau a une très belle équipe mais on s’est surtout concentré sur nous : on veut d’abord mettre une belle énergie pour pouvoir exister" se projette Pouzelgues. Sans doute parlait-il un peu de lui aussi...
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