Retour
Battues pour leur premier match à domicile dimanche 11 octobre, les Angloyes affichent un groupe uni pour développer le hockey féminin au Pays basque
Quand les difficultés se présentent, il faut garder l’espoir. Dimanche 11 octobre, en fin de journée, à la patinoire de La Barre, Les Déferlantes d’Anglet, l’équipe féminine de hockey sur glace, a été battue par leurs concurrentes bordelaises (2-8). Mais pour ce premier match à domicile, de leur histoire à cinq contre cinq en championnat de France élite, elles...
Quand les difficultés se présentent, il faut garder l’espoir. Dimanche 11 octobre, en fin de journée, à la patinoire de La Barre, Les Déferlantes d’Anglet, l’équipe féminine de hockey sur glace, a été battue par leurs concurrentes bordelaises (2-8). Mais pour ce premier match à domicile, de leur histoire à cinq contre cinq en championnat de France élite, elles avaient du soutien. Famille, amis et supporters enthousiastes ont répondu présent à l’appel lancé par l’Anglet Hormadi Amateur (AHA). Dans les couloirs, un joueur de Ligue Magnus, Alexey Polodyan a aussi été aperçu.
Sur la glace, l’apprentissage a été brutal face aux Bordelaises, qu’elles connaissaient pour les avoir déjà affrontées en match de préparation en septembre. Les Angloyes n’ont rien lâché, portées par leur capitaine Émeline Stemmel, auteure d’un doublé. « Il y avait du stress et du public. Les filles essaient d’appliquer les consignes. Il y a ces buts encaissés à Marseille (11-0, le 3 octobre dernier NDLR) et ce soir [face à Bordeaux] mais ce n’est pas toujours évident », reconnaît l’entraîneur, Valérian Poin.
« C’est notre première saison à cinq contre cinq, nous sommes une équipe en construction »
Avec un groupe d’une vingtaine de joueuses, la formation angloye espère trouver ses marques. « C’est notre première saison à cinq contre cinq, nous sommes une équipe en construction, avec celles qui ont joué à ce niveau et des débutantes », tempère le coach.
Malgré des situations en supériorité numérique (à 5 contre 3 et 4, NDLR), des automatismes restent à construire. « Oui, il y a aussi du travail au niveau du patinage mais j’ai envie de dire que le score est logique. On a donné le maximum, c’est ça que je veux retenir. »
Dans cette formation, la capitaine Stemmel fait donc figure de locomotive. Généreuse dans l’effort, elle s’est montrée aussi dangereuse en attaque que rigoureuse en défense pour aider ses coéquipières. « Elle se donne toujours à 1 000 %, c’est une passionnée qu’il faut parfois canaliser », salue Valérian Poin.
Malgré la fatigue accumulée, la jeune joueuse de 26 ans regrettait, à la fin du match, de ne pas avoir inscrit un troisième but. Cette volonté de ne pas lâcher, sa coéquipière Emmanuelle Gouranton l’approuve totalement. « Nous restons positives et déterminées pour la suite. »
Toutefois, l’optimisme, seul, ne suffit pas à obtenir des résultats, encore faut-il des moyens. La disponibilité de la patinoire - dont le planning est saturé - constitue un enjeu majeur. Davantage de temps de glace permettrait de travailler le maniement de la crosse et la vitesse d’exécution, des repères indispensables face à des adversaires un cran au-dessus.
Les présences de Jean-Louis Bourricaud, adjoint au maire en charge des sports, et de Christine Bossavie, adjointe au maire en charge de la vie associative, montrent l’intérêt des élus pour cette aventure. Aventure qui va se poursuivre dès le 17 octobre à Montpellier alors que le club recherche des partenaires financiers pour pérenniser le développement du hockey féminin dans la région. La route est longue mais l’histoire, elle, ne fait que commencer ?