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La Fédération fidjienne de rugby réclame jusqu’à 50 000 euros d’indemnités de formation à plusieurs clubs de Top 14 et de Pro D2. L’objectif : être récompensée pour avoir formé des talents partis jouer à l’étranger. Et pour se faire entendre, elle n’a pas hésité à frapper fort. L’été dernier, elle a bloqué les lettres de sortie indispensables à la qualification des joueurs, tant que les sommes n’étaient pas réglées. Autrement dit, elle a pris les clubs en otage pour obtenir gain de cause.
La LNR monte au créneau
La menace a obligé la Fédération française et la Ligue nationale de rugby à intervenir. Elles ont fini par obtenir l’envoi de l’intégralité des lettres. Yann Roubert, président de la LNR, appelle toutefois à distinguer l’« aspiration légitime » des Fidji à valoriser leur formation et la situation individuelle de joueurs qui ont, a priori, reçu leur lettre de sortie en bonne et due forme.
Le dossier est désormais entre les mains du service juridique de World Rugby. Pour les clubs français, l’enjeu est loin d’être anecdotique, vu le nombre de Fidjiens qui garnissent leurs effectifs.