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Lewis Hamilton a terminé le Grand Prix des États-Unis à la quatrième place, juste derrière Max Verstappen et son équipier Charles Leclerc, deuxième, mais il aurait pu encore mieux faire avec un podium.
Si Ferrari repart d'Austin avec un résultat encourageant, le septuple champion du monde estime qu'un double podium était envisageable.
Selon lui, les mauvais réglages de sa monoplace ont compromis ses chances bien avant l'intervention de la voiture de sécurité virtuelle.
Après des qualifications conclues au cinquième rang, Hamilton espérait profiter du bon rythme de course affiché par Ferrari durant les essais libres pour remonter dans la hiérarchie.
Le Britannique a effectivement gagné une position et semblait capable de revenir sur Verstappen dans les derniers tours. Mais l'intervention de la voiture de sécurité virtuelle (VSC) a interrompu sa progression, réduisant ses possibilités de disputer la troisième place.
Hamilton refuse néanmoins de faire de cette neutralisation la principale explication de son résultat : « Avec des si, on pourrait refaire le monde ! Pour être franc, oui, la voiture de sécurité virtuelle n'était pas idéale, mais j'ai le sentiment que la course était déjà perdue lors des deux premiers relais », reconnaît-il.
Le pilote Ferrari estime que les difficultés rencontrées dès le début du Grand Prix ont pesé beaucoup plus lourd dans le résultat final.
Au volant de sa SF-26, Hamilton a notamment souffert d'un important sous-virage dans les portions lentes du Circuit des Amériques. Un comportement qui l'empêchait d'inscrire correctement sa monoplace dans les virages et lui faisait perdre un temps précieux face à ses adversaires.
« J'ai perdu énormément de temps parce que je n'arrivais tout simplement pas à faire tourner la voiture, particulièrement dans les virages lents », explique-t-il.
Cette difficulté a considérablement limité sa capacité à suivre le rythme des pilotes de tête, malgré une Ferrari globalement compétitive sur la distance de course. Leclerc a d'ailleurs démontré le potentiel de la monoplace italienne en décrochant la deuxième place, derrière la Mercedes de Kimi Antonelli.
Pour Hamilton, cette différence de résultat souligne l'importance des réglages et de la capacité à exploiter pleinement les performances disponibles. Le Britannique reconnaît ne pas avoir trouvé le bon compromis avant le départ, un problème qu'il estime avoir déjà rencontré lors de plusieurs courses précédentes.
Si Ferrari peut se satisfaire de son rythme à Austin, Hamilton repart donc avec des regrets. Sa quatrième place lui permet d'inscrire des points importants, mais elle ne reflète pas totalement les ambitions qu'il nourrissait pour ce Grand Prix.
L'enjeu sera désormais de mieux comprendre les difficultés d'équilibre rencontrées dans les virages lents, afin d'éviter qu'elles ne se reproduisent lors des prochaines manches.
Après avoir entrevu la possibilité d'un podium au Texas, Hamilton espère retrouver une Ferrari plus prévisible et mieux adaptée à son pilotage dès le Grand Prix du Mexique.