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Un an après la prise de pouvoir de la femme d'affaires américaine à la tête d'OL Groupe, le club lyonnais dresse un bilan comptable en nette amélioration. Malgré un déficit affiché de 87 millions d'euros sur l'exercice 2025-2026, la cure d'austérité engagée en coulisses porte ses premiers fruits. En parallèle d'un redressement économique spectaculaire, la direction lyonnaise doit toutefois faire face à un nouveau rebondissement judiciaire initié par John Textor.
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Les états financiers arrêtés au 30 juin dernier témoignent de la réussite de la nouvelle politique interne. Sous l'impulsion de Michele Kang, la masse salariale du club a chuté de 63,1 millions d'euros pour revenir à son niveau le plus bas depuis 2017-2018. L'instauration d'un salary cap interne, plafonnant les rémunérations mensuelles entre 100 000 et 150 000 euros, a permis d'assainir l'EBE (passé de -47,7 M€ sous l'ère Textor à -4,7 M€).
De plus, la dette globale du club s'est considérablement allégée, passant de 517,9 à 409,8 millions d'euros. Le tout sans impacter le plan sportif, puisque l'OL a accroché la 4e place de Ligue 1 en fin de saison.
En marge de ces voyants repassés à l'orange clair, l'ombre de l'ancien propriétaire plane toujours sur le Rhône. Le conseil d'administration a révélé avoir reçu une nouvelle assignation intentée par John Textor devant une juridiction new-yorkaise le 13 octobre dernier. L'homme d'affaires américain conteste des montants liés à des opérations d'affacturage et aux transferts de Luiz Henrique et Thiago Almada entre Botafogo et Lyon.
Un contentieux portant sur plusieurs dizaines de millions d'euros face auquel le club promet de défendre fermement ses intérêts, arguant que ces transactions n'étaient pas révélées dans ses comptes.
Si l'apport financier du parcours en Ligue Europa (38,4 M€ de droits TV et marketing) a permis de compenser la baisse de l'activité globale, la patience reste de mise. Observé de près par l'UEFA et la DNCG, l'OL devra maintenir cette rigueur budgétaire au moins jusqu'en 2029, à moins qu'une qualification directe pour la lucrative Ligue des champions ne vienne accélérer ce calendrier de redressement.