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Les deux portiers de l’US Saintes ont accepté d’évoquer leur rôle si spécifique avant la venue de Frontignan ce vendredi (20 h 30), une lanterne rouge héraultaise dont ils se méfient
Après avoir décroché un match nul bonifié (34-34, t.a.b. 6-7) dans la salle de Pontault-Combault le vendredi 16 octobre, les Saintais reçoivent Frontignan Thau, ce vendredi (20 h 30). Une équipe qu’ils ont battue par deux fois, la saison dernière (30-33 et 31-30), qui n’est autre que la lanterne rouge (avec aucune victoire), mais qui s’est imposée face...
Après avoir décroché un match nul bonifié (34-34, t.a.b. 6-7) dans la salle de Pontault-Combault le vendredi 16 octobre, les Saintais reçoivent Frontignan Thau, ce vendredi (20 h 30). Une équipe qu’ils ont battue par deux fois, la saison dernière (30-33 et 31-30), qui n’est autre que la lanterne rouge (avec aucune victoire), mais qui s’est imposée face à l’US en match de préparation cet été. Pour lui barrer la route, les Fox savent pouvoir compter sur leurs derniers remparts, Aristide Ewe – dit « Ari », 26 ans – et Salif Traoré, le géant de 24 ans et aux 15 parades réussies à Pontault-Combault.
Cette semaine, les deux portiers ont accepté de se livrer sur leur poste, si spécifique. Et notamment sur l’importance de rester lucide. « Quand on prend des buts, il ne faut surtout pas douter de ses capacités. Mais plutôt repartir à zéro en se disant que la prochaine on l’arrêtera », précise Traoré. « Moi, j’essaie de revenir aux bases, car on peut prendre des buts si on anticipe trop l’action du tireur. Alors pour affronter les prochaines actions, je me concentre plus sur moi », complète Ewe.
Ont-ils des astuces face au tireur, comme lire son intention dans ses yeux ? « Pas dans le regard… Mais le bras armé et la finition du geste, disent-ils de concert. Sans oublier le plus important, le ballon et sa trajectoire, car c’est lui qui va vers le but. »
En revanche, en ce qui concerne leurs rituels avant le coup d’envoi, cette fois, les réponses diffèrent. « Quand je mets mes chaussures, je commence par la droite. Rien de plus », confie le cadet. « Je ne vais pas tout dévoiler mais avant les matchs, j’observe le terrain en m’imaginant dans les buts face à chaque tireur pour savoir ce qu’ils vont faire ou pas », glisse son aîné.
« S’il y a une erreur à ne pas commettre, c’est de croire que l’on aura gagné avant la rencontre »
Concernant leurs ambitions, cette fois, Ewe se livre totalement – « je souhaiterais jouer la ligue des champions, c’est un objectif que je me suis fixé » – alors que Traoré est plus mystérieux : « No limit, mais je préfère garder cela pour moi. »
En attendant, tous deux se préparent pour recevoir les Héraultais de Frontignan. « Ils nous ont mis en échec en match de prépa, n’oublie pas Ewe. On sait que cela ne va pas être facile car s’ils sont dans une mauvaise dynamique, ils n’ont jamais été loin de leurs adversaires. Ils n’ont rien à perdre et tout à gagner, alors il faudra éviter de perdre des ballons, car ils sont très forts dans les montées rapides. »
« Même s’ils sont les derniers du championnat, cela ne reflète pas la qualité de cette équipe, rebondit le coach saintais Sylvain Kieffer. Il va falloir être très costaud si on veut s’imposer. Et s’il y a une erreur à ne pas commettre, c’est de croire que l’on aura gagné avant la rencontre… »