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Il n'y avait pas lieu de s'affoler mais le temps paraissait long. Après bien des déboires, les coéquipiers de Jonathan Scannapieco ont enfin goûté à la victoire hier après-midi, un moment immortalisé par une photo de groupe sur la pelouse encore fumante de transpiration et de brouillard de Christophe Ménard.
Ce dimanche matin, Stéphane Niego défiait le destin en espérant que cette fois, "la pièce tombe du bon côté". Elle l'est tombée et pas qu'une fois, notamment sur les premier et troisième essais.
Alors que le Gapeau venait à peine d'ouvrir le score sur pénalité, Crate profitait d'un ballon cafouillé sur le renvoi pour prolonger au pied et se jeter dans l'en-but (5-3, 5). Puis, à 14 contre 15 et avec pénalité pour lui sur les 22 mètres dignois, ce diable de Mani Naivaiere tentait une relance rapide appuyée par Ratu et ponctuée par Bayle (20-6, 62). Osé, très osé surtout dans " des conditions qui ne nous avantageaient pas " notait Stéphane Niego.
Stade Christophe-Ménard.
Mi-temps : 12-6.
Arbitre : Eric Nagral.
Pour Digne : 4E Crate (5), Quintarelli (13), Bayle (62), Hoyeau (72) ; 2T (13, 72) et 1P (43) Selmi-Etienne.
Pour le Gapeau : 1E Fosse (66), 2P Viard (4, 18).
Exclusions temporaires - Digne : Quintarelli (40), Saintour (59), Harchy (66).
Exclusions temporaires - Gapeau : Disdier (40).
Osé, très osé mais on ne reprochera rien au Fidjien, véritable machine à avancer et à stopper l'adversaire. On ne reprochera pas non plus à Digne d'avoir été chanceux vu l'activité des 15 titulaires et des 7 remplaçants (citons quand même, en plus de l'armada fidjienne, le travail du surpuissant 2e ligne Jules Garnier).
Contrairement aux Varois, qui n'ont rien fait de leur large domination en première période en dehors de six points de Viard, Digne a joué intelligemment.
Plus discipliné qu'à l'accoutumée (mais il y a encore des progrès à faire), meilleur en touche (enfin !) et supérieur en mêlée, il a bien alterné le jeu : Quintarelli est allé à dame après avoir perforé la défense varoise au centre, en conclusion d'un mouvement d'envergure, avant la pluie (12-3, 13). Et Hoyeau a franchi la ligne sur une mêlée avec introduction adverse (27-11, 72).
Solidaire en défense et soulagé par les grands coups de pompe de Selmi-Etienne, le RCD a tenu son bonus jusqu'au bout.
De 10e et dernier, il bondit à la 8e place (8 points), doublant de trois longueurs son adversaire du jour et Marseille Rugby Méditerranée, battu à Valréas (24-5). Il conviendra de défendre ce rang justement en terre phocéenne, dimanche prochain lors de la 7e journée.