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Mikel Arteta : “Au plus haut niveau, la passion seule ne suffit plus”
Mikel Arteta  “Au plus haut niveau la passion seule ne suffit plus”

Mikel Arteta se lève entre 5h15 et 5h30. Avant de se rendre au centre d'entraînement d'Arsenal, il se met à son bureau et planifie sa journée. Ensuite, c’est une ligne droite jusqu'à 14h ou 14h30. Après le déjeuner, il se réserve une demi-heure, à la lueur des bougies ou baigné d'encens : il s’adonne d'abord à une méditation conçue spécialement pour lui, puis s’accorde une courte sieste. Selon le spécialiste du sommeil qu'il a fait venir au club il y a des années, ce cycle de sommeil devrait durer exactement 26 minutes. “Je me réveille de bonne humeur, impatient de me remettre au travail”, confie le coach.

Formé au FC Barcelone, Mikel Arteta rejoint le PSG à 18 ans et bâtit sa carrière comme milieu de terrain aux Rangers, à la Real Sociedad, à Everton et à Arsenal, où il porte finalement le brassard de capitaine. Il fait ses armes d'entraîneur comme adjoint de Pep Guardiola à Manchester City et, en décembre 2019, retourne à l'Emirates Stadium pour prendre les rênes d'une équipe en quête de leadership. Il remporte la FA Cup dès sa première saison, enchaîne trois places de vice-champion d’Angleterre et offre finalement à Arsenal son premier titre de Premier League depuis 22 ans en mai 2026, mettant fin à l’attente née de l’épopée des Invincibles d’Arsène Wenger. Onze jours plus tard, il manque de remporter la Ligue des champions mais le PSG s'impose aux tirs au but à Budapest.

Son approche a quelque chose d'expérimental. Il a transformé les coups de pied arrêtés en une arme redoutable grâce à l'aide du spécialiste Nicolas Jover, a fait appel à un expert du sommeil et conçoit des programmes de repos et de nutrition personnalisés pour chaque joueur. Un coach qui contrôle même les horaires des repas d'un latéral devait un jour se poser la même question à lui-même. Le test génomique qu’il a réalisé dans le cadre du programme “What You’re Made Of” de Bupa, maison mère de Sanitas, répond à cette démarche.

Une partie de cette obsession du contrôle trouve son origine dans l’opération à cœur ouvert qu’il a subie durant son enfance. À l’époque, les médecins lui avaient expliqué que de nombreuses activités lui seraient probablement interdites à l’avenir. Sa famille décide de refuser cette fatalité. Aujourd’hui, père de trois enfants et responsable d’un vestiaire composé de joueurs venus du monde entier, il a transformé cette rébellion en véritable philosophie de vie.

GQ : Vous avez passé un test génomique dans le cadre du programme “What You’re Made Of” de Bupa. Qu’est-ce qui vous a incité à le faire ? Par curiosité, par prévention ?
Mikel Arteta : Tout a commencé par la curiosité, évidemment, cette curiosité qui nous pousse tous à nous améliorer, à aller vers de nouvelles idées. Le plus important pour moi, c’était d’être au top de ma forme, surtout avec ce qui m’attend dans les prochaines années. Je suis plus soucieux de ma santé ces derniers temps, car j'ai une famille, trois enfants, de nombreuses responsabilités dans mon travail. Je veux donner le meilleur de moi-même et profiter pleinement de cette merveilleuse aventure.

Je me suis demandé : existe-t-il un moyen de prendre de meilleures décisions et de changer mes habitudes ? J’ai besoin de changement, car on finit par tomber dans la routine et on normalise beaucoup de choses. Il y a deux ou trois ans, cela suffisait peut-être, mais plus maintenant. C’est là qu’a germé l’idée du test génomique.

Et franchement, le processus est incroyable. C’est un véritable travail d’introspection. On prend le temps de discuter, d’analyser ce que l’on fait, de comprendre ce que ce test révèle, de mieux connaître son ADN, les conséquences que certains comportements peuvent avoir sur la santé, la manière dont certains traits peuvent être transmis à ses enfants ou même à ses futurs petits-enfants. Il est vrai que cela crée une certaine incertitude, car lorsqu'on se dévoile et qu'on découvre ses résultats, on a tendance à imaginer des scénarios catastrophiques. Finalement, la décision est très simple : je fais ce que j'ai à faire, car je préfère le faire maintenant plutôt que de repousser à un an, trois ou cinq ans, quand tout m'aura déjà sauté au visage.

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