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Les trois victoires initiales ont cédé la place à trois défaites. Le Caen Basket Calvados, considérablement amoindri par les absences de Lee Moore et d’Antoine Rojewski, a concédé son troisième revers de rang, ce vendredi 23 octobre 2026. Les Caennais, bien rentrés dans leur match, ont subi la loi de Poitiers, au Palais des Sports (74-79). Le match se sera révélé très brouillon quasiment du début à la fin, avec notamment 41 ballons perdus sur l’ensemble de la partie.
CAEN : Poirier 10, Demahis-Ballou 4, Yomi 5, Granvorka 10, De Bruhl 9, Facey 17, Ilic 15, Briki, Thomas 4, Godefroy, Roman-Charmois NPJ.
POITIERS : Willis 13, Mahop 4, Prot 9, Ratton 8, Vado 1, Dauby 9, Guedegbe 18, Brown 7, Ramljak 10, Doumbia NPJ.
Les dix points d’avance observés après huit minutes de jeu sont très vite tombés aux oubliettes. La défense du CBC et sa domination au rebond lui avaient pourtant permis de lancer la rencontre de la meilleure des manières face à des Poitevins empruntés (15-5, 8′). Mais leur manque de maîtrise est très vite apparu au grand jour. Les Caennais de Leo De Bruhl, auteur de sept passes décisives en première mi-temps, se sont mis à multiplier les erreurs et autres pertes de balle largement évitables. Quand le banc poitevin apportait une véritable plus-value, celui de Caen paraissait bien emprunté. L’ensemble était très brouillon.
Les visiteurs égalisaient logiquement au début du deuxième quart-temps (23-23, 13′). Caen ne rentrait aucune de ses rares tentatives à trois points (0/6 en première mi-temps) et ne pouvait s’en remettre qu’à Kentan Facey pour alimenter son compteur dans la raquette. Les locaux n’arrivaient plus à dominer dans la peinture. Après une nouvelle perte de balle, signée cette fois Sofiane Briki, Imanol Prot renforçait la domination des joueurs du Poitou d’un dunk en contre-attaque (25-29, 15′). Il fallait toute la combativité de Maxime Yomi, quelques lancers-francs puis une action à quatre points de Vladimir Ilic, bien inspiré de prendre son rebond sur lancer, pour atteindre la pause avec un retard presque miraculeux de deux points (38-40, 20′).
Le public caennais n’était pas dupe : Caen était à la peine. La reprise du jeu dans le troisième quart-temps le confirmait, à l’image du pied sur la ligne de Tyler Thomas sur une remise en jeu. Poitiers, sans être fantastique non plus, reprenait le large (38-47, 23′). Le match était loin d’atteindre des sommets, mais à ce petit jeu, l’équipe d’Andrew Thornton-Jones était la meilleure. Poitiers prenait onze longueurs d’avance (47-58, 29′), et même treize au début du dernier quart-temps (52-65, 31′). Tyler Thomas était quasiment transparent dans les rangs caennais.
Yoan Granvorka et Vladimir Ilic s’employaient toutefois à ramener de l’espoir dans un public toujours prompt à s’enflammer. Après trois points du second nommé, Caen revenait à six longueurs et Poitiers posait un temps-mort (59-65, 33′). Alors peut-être… La tension s’élevait d’un cran, les échanges étaient plus engagés, Poitiers n’était plus serein après les deux lancers de Leo De Bruhl (61-65, 35′). Les visiteurs, malgré leurs 25 pertes de balle, ne se démobilisaient cependant pas. Isaac Guedegbe gardait son adresse à distance (65-74, 37′). Caen avait laissé passer sa chance. L’ultime sursaut d’orgueil de Leo De Bruhl, auteur de onze passes décisives, neuf points et quatre rebonds, et Yoan Granvorka n’aura pas suffi. Caen est revenu à trois points, à 23 secondes du buzzer. Insuffisant.