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Après avoir chacun créé la surprise à Roland-Garros, Loïs Boisson et Moïse Kouamé ont eu du mal à confirmer. Le responsable a été désigné.
Une demi-finale pour l’une, un seizième de finale pour l’autre, si les parcours respectifs de Loïs Boisson et Moïse Kouamé du côté de Roland-Garros n’ont pas été exactement de la même longueur, ils n’en ont pas moins eu un point commun : celui d’avoir créé la surprise. Et peut-être un autre une fois le Grand Chelem parisien passé : la difficulté de confirmer les espoirs subitement apparus. Pour certains, l’explication est assez évidente.
Cette semaine, Moïse Kouamé s’est engagé sur le tournoi de Lyon. Incapable de gagner sur le circuit principal depuis son fameux succès lors du deuxième tour de Roland-Garros, le Francilien restait sur quatre défaites consécutives au premier tour d’un tournoi majeur (hors challenger). L’occasion pour Brahim Asloum d’évoquer l’après Roland-Garros vécu par le joueur tricolore.
Le chroniqueur de la chaîne L’Équipe, ancien champion du monde WBA en décembre 2007, a livré son explication. Et pour lui, le coupable est tout désigné : le tournoi de Roland-Garros lui-même. Une digestion difficile à tous les niveaux. « C’est logique. Mais le constat que j’ai, c’est que tous ceux qui ont fait une perf’ sur Roland-Garros, garçons ou filles, ont pensait les revoir la saison d’après à ce niveau-là et quasiment pour 90%, ça n’a pas été le cas. J’ai l’impression que Roland-Garros pèse énormément sur les épaules de nos athlètes et ils n’arrivent pas à passer le cap. »
Moïse Kouamé n’était âgé que de 17 ans au moment de son exploit. Forcément un paramètre supplémentaire pour éventuellement expliquer cette difficulté à reprendre et poursuivre sa progression après un tel raz-de-marée émotionnel. Brahim Asloum a continué son analyse. « Dix-sept ans, c’est très jeune, il a encore beaucoup de choses à apprendre. On ne va pas l’enterrer évidemment. Mais c’est vrai que j’ai l’impression que c’est une chape de plomb qui se pose sur les épaules de nos athlètes et ils ont du mal à se défaire de ça. »
Pour Loïs Boisson, les choses n’ont pas été exactement les mêmes puisque la Française a réussi à remporter un tournoi (Hambourg) après son beau parcours parisien. Mais elle a aussi et surtout été plombée par les blessures à répétition. Reste désormais à voir si l’un comme l’autre parviendront à bien figurer lors de la prochaine édition du Grand Chelem parisien.