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Écrasés par Chambéry puis à Périgueux, les Montois sont sortis du top 6 de Nationale et se sont enfoncés dans la crise. Ce vendredi (19 h 30) à Boniface contre Bourgoin-Jallieu, la victoire et la révolte seront impératives
Soixante-quatorze à vingt-sept sur les 160 dernières minutes. Écrasés par Chambéry à Boniface (19-35) puis à Périgueux (39-8) lors de deux dernières sorties aussi catastrophiques qu’inquiétantes, les Montois se sont retrouvés – après une semaine de congé – dans un climat très lourd. Depuis deux semaines, supporteurs et partenaires ne cessent d’exprimer leur désarroi et leur courroux, que le communiqué présidentiel n’a pas calmé. Face à ce contexte pesant, Jean-Robert Cazeaux a promis « d’apporter des réponses concrètes » et « de mettre en œuvre toutes les pistes d’amélioration ». Mais, à quelques heures de retrouver Boniface...
Soixante-quatorze à vingt-sept sur les 160 dernières minutes. Écrasés par Chambéry à Boniface (19-35) puis à Périgueux (39-8) lors de deux dernières sorties aussi catastrophiques qu’inquiétantes, les Montois se sont retrouvés – après une semaine de congé – dans un climat très lourd. Depuis deux semaines, supporteurs et partenaires ne cessent d’exprimer leur désarroi et leur courroux, que le communiqué présidentiel n’a pas calmé. Face à ce contexte pesant, Jean-Robert Cazeaux a promis « d’apporter des réponses concrètes » et « de mettre en œuvre toutes les pistes d’amélioration ». Mais, à quelques heures de retrouver Boniface pour la réception sous très haute tension de Bourgoin-Jallieu, ce vendredi (19 h 30), le statu quo reste de mise.
Selon les informations de nos confrères de « Ici Gascogne », l’ancien manager dacquois Jean-Frédéric Dubois, contacté durant la trêve, a repoussé les avances de la direction jaune et noir, dont les recherches pour renforcer le staff technique n’ont pas abouti pour l’instant. En parallèle, les joueurs ont également été invités à s’exprimer sur le maintien ou non de ce dernier – Romain Mareuil, Clément Briscadieu, Roger Ripol, Stéphane Barbéréna –, pour un résultat partagé et similaire à celui récolté par Patrick Milhet et Stéphane Prosper. Les deux ex-patrons du staff n’avaient pas survécu à ce scrutin des joueurs, dans un contexte de fronde des cadres. L’encadrement actuel, qui leur a succédé, a lui été conforté dans sa mission par le président Cazeaux.
« Ça, c’est entre nous, élude Nicolas Garrault, interrogé sur le soutien du groupe à ses entraîneurs. Ça regarde les joueurs et le staff. Ce qui compte, c’est le terrain. » Le terrain, justement. Absent lors des trois derniers matchs en raison d’une blessure au coude, le capitaine jaune et noir a observé à distance le naufrage des siens. « Quand tu es dans les tribunes et que tu regardes des matchs où tu passes à travers comme Chambéry, c’est frustrant… Ce n’est pas l’image que les mecs sur le terrain veulent renvoyer. Ce n’est pas volontaire de leur part de passer à travers. Mais il faut se remettre à l’endroit. Ce qui est passé est passé, maintenant, c’est un nouveau bloc, il faut montrer à tout le monde qui on est. Et oui, le discours du staff passe toujours. »
Clément Briscadieu, lui, n’a pas souhaité commenter le refus de Jeff Dubois et le possible renforcement du staff. Le coach des trois-quarts préfère « parler rugby » : « L’analyse, tout le monde l’a faite : le bloc est complètement raté avec cette défaite à domicile et cette dernière débâcle à Périgueux. Le premier bloc était validé, le deuxième ne l’est pas du tout et nous met loin dans nos objectifs. » Forcément, cette troisième série de matchs apparaît comme un tournant. « Il faut prendre des points et retrouver un maximum de confiance, car tout le monde a pu voir que celle-ci s’est délitée. L’objectif a été de comprendre pourquoi on a autant sombré en essayant de trouver des réponses. »
« Un maillot comme ça, il faut être fier de le porter. Si un mec n’a pas envie de faire les efforts sur le terrain, qu’il dégage »
Le sentiment de démission collective à Périgueux ? « C’est un ressenti que je peux comprendre quand on est de l’extérieur, loin du réacteur, indique l’ancien demi de mêlée stadiste. Quand on n’a pas de résultats et qu’on ne trouve pas de solution comme sur les deux derniers matchs, on est en droit de se poser la question (du discours du staff). Mais je ne pense pas que ce soit le cas. Maintenant, c’est comment on va remédier à ça, comment on va passer cette spirale un peu négative. Aujourd’hui, il y a des secteurs dans lesquels on est complètement défaillants, ce qui n’était pas le cas en début de saison. La question, c’est comment retrouver ce niveau du premier bloc dès vendredi. »
Le capitaine Garrault a déjà préparé son discours. « Je vais appuyer sur l’envie et la fierté de chacun. Tu ne peux pas accepter de prendre 70 points en deux matchs. Tu es à Mont-de-Marsan, tu descends, tu as des ambitions. Un maillot comme ça, il faut être fier de le porter. Si un mec n’a pas envie de faire les efforts sur le terrain, qu’il dégage. On en est tous conscients. C’est le discours depuis plusieurs semaines et il s’est encore durci : faire les efforts, se vider sur le terrain. Et celui qui n’a pas envie, il pourra sortir. »