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Le calendrier vient de changer, et ce n’est pas anodin. Selon les premières informations, la LFP pourrait envoyer dès le 3 novembre un nouvel appel d’offres aux diffuseurs. Prévue à l’origine pour la période 2029-2034, la procédure est avancée pour que le vainqueur récupère les droits dès la saison 2027-2028, et ce jusqu’en 2031-2032. Un coup d’accélérateur qui ressemble moins à un choix de stratégie qu’à un aveu d’urgence.
Pour séduire, la Ligue met deux options sur la table : l’exclusivité de la diffusion du championnat, ou la distribution exclusive de Ligue 1+. Elle peut désormais jouer cette carte grâce à la loi du 3 août 2026, qui l’autorise à commercialiser les droits en un seul lot. Une souplesse nouvelle, mais qui ne dit pas encore qui, côté diffuseurs, aura l’appétit, ni les moyens, de s’engouffrer dans la brèche.
Car l’inquiétude gagne les clubs, peu convaincus par les revenus de Ligue 1+ et de plus en plus pressés par leur situation financière. Le fonds de réserve d’environ 60 millions d’euros, issu de l’investissement de CVC, arrive à son terme. Rappelons que le fonds, en échange de ses 1,5 milliard d’euros, détient 13 % des recettes commerciales du football français. Sans nouvelle source de revenus, les budgets risquent de continuer à fondre, et les dirigeants le savent.
Reste l’équation la plus délicate : convaincre. Les précédentes procédures se sont soldées par des échecs, et la LFP ne peut plus se permettre un nouveau faux pas. Il lui faut un modèle assez attractif pour les diffuseurs sans trahir les attentes des clubs. Les prochaines semaines diront si le football français tient enfin sa sortie de crise, ou s’il s’apprête à rejouer un scénario que tout le monde connaît déjà trop bien.