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Cavaillon était prévenu : le nouveau promu, Fréjus/Saint-Raphaël, n’était pas venu faire de la figuration. Réputé pour être très joueuse, il a démontré toute l’étendue de ses qualités jusqu’à faire mordre la poussière, de façon inattendue, aux Cavares qui ont encaissé pas moins de cinq essais.
Tout avait pourtant bien débuté pour les Vauclusiens, qui grâce à un groupé pénétrant, inscrivaient leur premier essai signé Ravulo (5-0, 10). Pas de quoi troubler les Varois qui réduisaient rapidement l’écart (5-3, 13). Avant d’inscrire un essai par leur troisième ligne Villon, à la suite d’une longue séquence de domination.
La réplique ne tardait pas : le pack enfonçait son vis-à-vis pour ramener le score à égalité grâce à Gilbert (10-10, 29). Alors qu’on approchait de la pause, le centre Hutapu, très en verve, transperçait l’arrière-garde des coéquipiers de Vincent Muzzupapa (10-15, 40).
On attendait un sursaut des hommes d’Éric Mercadier dès la reprise. C’est tout le contraire qui se produisait.
Profitant des largesses défensives et des maladresses de son adversaire, deux essais consécutifs, signés Villon et Camara, allaient crucifier les Vauclusiens (10-32, 61).
Battu en conquête, sevré de ballons, le SUC faisait grise mine. Certes l’intenable Gilbert réussissait, grâce à une succession de percussions, à redonner un peu d’espoir aux siens (69, 79), mais c’était peine perdue. Sur un ballon mal assuré, le Varois Chatin interceptait et portait l’estocade à dix minutes de la fin (15-39, 71).
Les deux derniers essais rageurs des Cavaillonnais ne pouvaient laisser place qu’à des regrets.
"On est tombé sur une belle équipe. Pourtant, nous étions dans le tempo en première période. En seconde, on a eu gros un trou d’air pendant vingt minutes. On n’a pas trouvé de solutions pour les contenir si ce n’est que tardivement", a analysé coach Mercadier qui va devoir s’atteler à trouver les bons mots pour redonner de l’allant à Cavaillon.