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C'est un parcours fulgurant pour un raseteur d'à peine 21 ans. Pour sa première participation au Trophée de l'Avenir cette année, Kélian Manco a terminé premier au classement avec presque 300 points d'avance sur le deuxième, lors de la finale du 4 octobre dernier dans les arènes de Châteaurenard.
Alors, est-on face à un surdoué de la course camarguaise ? Rencontre avec ce jeune raseteur, lucide, déjà très professionnel dans son approche, et à l'avenir prometteur.
Comment avez-vous débuté dans le milieu taurin ?
Dans la rue. Je ne suis pas issu d'une famille qui aimait la course camarguaise. J'ai découvert les taureaux avec les abrivados à Vallabrègues chez moi, et j'aimais bien les attraper. J'aimais déjà me frotter à eux. Puis j'ai connu l'école taurine grâce à des copains, je les ai suivis et en 2023 j'ai intégré celle de Saint-Rémy-de-Provence.
J'y suis resté 2 ans puis en 2025, je suis monté en course Ligue. Cette année était donc ma première au Trophée de l'Avenir.
La course camarguaise a-t-elle été un ascenseur social pour vous ?
Oui tout à fait. Je n'ai jamais aimé l'école, je n'y étais pas bon. Si je n'avais pas connu les taureaux, je pense que je serais parti "en vrille"...
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