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Certaines semaines valent un avertissement. Entre PSG et Monaco victorieux, Rennes accroché et quatre clubs battus (Lille, Lens, Lyon et l’OM, tombé à Graz), le football français a laissé filer bien plus que des points : il a perdu du terrain dans la hiérarchie continentale. Après avoir brièvement retrouvé la neuvième place grâce au succès parisien en Ligue des champions, la France retombe au 11e rang de l’indice UEFA de la saison 2026-2027. Un recul qui pèse, tant il raconte un déséquilibre entre une élite qui brille et un ventre mou qui s’enlise.
Le classement a de quoi irriter. Avec 5,928 points au 23 octobre, la France se retrouve derrière tous ses concurrents directs, à commencer par l’Angleterre (7,944), l’Allemagne (7,285) et l’Espagne (7,250). Le Portugal et la Turquie (7,100 chacun) s’installent confortablement, tandis que la Belgique, les Pays-Bas, la Norvège, l’Italie et la Grèce complètent un peloton qui s’éloigne. L’écart avec le Top 4 se creuse, et chaque journée sans victoire française le rend un peu plus difficile à combler.
Reste une nuance, de taille : la France conserve sa cinquième place à l’indice général, devant le Portugal. Ce matelas, construit par les saisons passées, évite pour l’instant la crise. Mais il ne protège de rien si la dynamique actuelle se prolonge. Un indice se bâtit sur la durée, et il suffit de quelques semaines ratées pour entamer un capital patiemment accumulé.
L’urgence est donc de réagir, et vite. Les clubs français ont encore le temps de corriger la trajectoire, à condition que la déroute de cette semaine serve d’électrochoc plutôt que de simple accident. Pour que l’Europe cesse d’être un révélateur de fragilités, il faudra que d’autres que le PSG et Monaco viennent défendre les couleurs nationales avec davantage de constance.