Retour
Le marathon de New York fête dimanche 1er novembre un bel anniversaire : les 50 ans d’un tracé mythique qui relie les cinq "boroughs" (arrondissements) de la Grosse Pomme, avec pour l’occasion un beau plateau de favoris. La course est née le 13 septembre 1970, mais le parcours était alors cantonné à Central Park, en plein cœur de Manhattan.
Six ans plus tard, en 1976, le marathon quitte le poumon vert de la mégapole et les organisateurs font le pari fou de relier les cinq boroughs de New York : Staten Island, Brooklyn, le Queens, le Bronx et Manhattan. Une idée géniale, qui a transformé au fil des éditions la course en rendez-vous incontournable.
Environ 60 000 coureurs sont attendus dimanche pour une grande fête populaire dans la plus grande ville des États-Unis, avec plus de deux millions de spectateurs pour les encourager. Lors de la première édition, ils étaient 127 à avoir payé l’inscription un dollar pour tenter de finir les quatre boucles dans Central Park.
Seuls 55 avaient réussi et Gary Muhrcke, un pompier new-yorkais, remportait la première épreuve, tout juste sorti de sa garde de nuit. De beaux noms tenteront cette année de l’imiter.
Les membres du Run2R et ceux de Courir à Vauvert vont participer ce week-end au plus grand rassemblement de coureurs au monde, dans la ville qui ne dort jamais, à l’occasion du célèbre marathon de New York 2026.
Ce sera dimanche 1er novembre avec un départ programmé aux alentours de 17 heures, heure française, du célèbre pont de Verrazano. Si pour Rémi et Patricia avec respectivement 252 et 173 marathons courus à ce jour, ce ne sera pas leur première fois à New York, pour les 7 autres coureurs Éric avec 24 marathons courus, Coralie avec 22, Florinda et Christoffer 14 chacun, Sandra 11, Thierry 8 et Elisabeth 7, ce sera une découverte de New York.
Chez les hommes, le Kényan Benson Kipruto, vainqueur l’année dernière au terme d’un spectaculaire finish, fera tout pour réitérer l’exploit. Le médaillé de bronze des Jeux de Paris 2024 aura face à lui l’Éthiopien Deresa Geleta, le Kényan CyBrian Kotut ou encore des anciens vainqueurs comme Geoffrey Kamworor, à la poursuite d’un incroyable triplé après ses victoires en 2017 et 2019, ou le Néerlandais Abdi Nageeye (2024).
Les chances américaines résident en Conner Mantz et Zouhair Talbi. Ces derniers ne cherchent pas un record sur ce dernier grand marathon de l’année, le parcours vallonné et l’absence de meneurs d’allure font de New York une course traditionnellement plus lente, mais le prestige d’une victoire au bout d’une épreuve qui s’annonce tactique.
Les projecteurs seront aussi braqués sur Andreas Almgren. Le Suédois, l’un des meilleurs fondeurs européens, fera ses débuts à New York. Le récent champion du monde de semi-marathon a adapté son programme d’entraînement, avec une charge plus élevée et davantage de sorties longues, ainsi qu’un stage en altitude à Flagstaff, dans l’ouest des États-Unis.
Chez les femmes, Hellen Obiri, couronnée l’année dernière en un temps record sur le parcours (2 h 19 m 51 s) tentera, à 36 ans, de conserver son trône. L’athlète kényane, déjà lauréate en 2023, devra pour cela se défaire de sa compatriote Sheila Chepkirui, la gagnante de 2024, qui était montée sur la troisième marche du podium l’année dernière.
Mais avec l’absence de Sifan Hassan, la championne olympique du marathon à Paris, Hellen Obiri reste la grande favorite et aura à cœur de traverser les bosses de Central Park pour franchir la ligne d’arrivée seule en tête une deuxième fois d’affilée.