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Malgré la belle victoire décrochée par le PSG sur la pelouse de Manchester City (2-4), Luis Enrique avait quelques réserves à l'issue de la rencontre. Conséquence de la deuxième période compliquée vécue par les Parisiens.
Il y a des soirées de Ligue des Champions qui marquent les esprits. Un mois après un premier festival face au Slovan Bratislava, le Paris Saint-Germain a frappé un coup immense, mercredi, en allant l’emporter 4-2 sur la pelouse de Manchester City, pourtant auteur d’un sans faute depuis son revers inaugural lors du Community Shield avec sept victoires en autant de matches.
En première période, les spectateurs de l’Etihad Stadium ont même assisté à un véritable chef-d’œuvre. Dans la lignée de ses plus belles prestations européennes depuis deux ans, le PSG a étouffé son adversaire par un pressing tout terrain, audacieux et assumé, ne laissant aucune respiration aux Citizens. Un engagement total, un dynamisme de tous les instants et une efficacité clinique ont permis aux Parisiens de regagner les vestiaires avec une avance de trois buts qui semblait plier l’affaire.
La deuxième période a néanmoins été autrement plus compliquée pour les Parisiens et ce contraste entre les deux mi-temps n’a pas surpris Luis Enrique. « Je n’aime pas mener de trois buts à la mi-temps, parce que tu penses que le match est gagné. Et un match de ce niveau n’est jamais gagné avant le coup de sifflet final ! On a beaucoup souffert en seconde période, ils ont mérité de marquer. Avec un peu moins de chance, on aurait pu perdre », a-t-il ainsi confié à l’issue de la rencontre.
Le retour des vestiaires a sonné comme un réveil brutal. Piqué au vif, Manchester City a remis de l’ordre dans ses transmissions et accentué la pression, profitant d’un recul coupable du bloc parisien. Vitinha, lucide au micro, avait néanmoins une explication à ce trou d’air : « On joue à l’extérieur dans un stade difficile contre une équipe fantastique, et c’est vrai que la vérité c’est un peu ce qui passe dans la deuxième mi-temps. C’est plus réel. Ce qu’on a réussi à faire en première mi-temps, c’était exceptionnel, on pouvait encore même marquer plus de buts, mais voilà, on sait aussi se soutenir… »