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D’aucuns présentent ces matchs comme ceux où les « gros » auraient tout à perdre. Gaël Clichy préfère prendre le contre-pied de cette vision des tours de Coupe de France a priori déséquilibrés. « Il y a tout à gagner dans ces matchs-là« , affirme l’entraîneur du Stade Malherbe Caen. Le résultat obtenu face à l’AG Caen, samedi 10 octobre 2026 (1-2), avec un effectif très fortement remanié, ne peut que lui donner raison. Malherbe s’était qualifié et trois jeunes joueurs en avaient profité pour gagner leur place, la semaine suivante, en Ligue 3.
Samedi 24 octobre 2027 (18h00), le Stade Malherbe sera opposé à un adversaire d’un niveau supérieur, en se rendant à Saint-Lô (N2). Un turnover important, sûrement moindre que la fois d’avant, est attendu au stade Louis-Villemer. « L’idée est de donner des minutes aux joueurs qui jouent un peu moins, aux jeunes. » Sans oublier la priorité que reste le résultat.
Il ne va pas falloir aller à Saint-Lô en faisant jouer les jeunes pour faire jouer les jeunes. Il faut aller chercher cette qualification. Mais si on peut allier les deux, tout le monde sera content.
Dans cette optique, l’appréhension du match constitue déjà une étape non négligeable. « Il faut qu’on arrive à faire sentir aux joueurs que chaque match est le match le plus important de sa vie. Si on se qualifie, on peut aller chercher une équipe de deuxième division et rêver de faire une performance contre elle. Si on fait une performance contre une équipe de deuxième division, on peut être repéré. L’opportunité arrive à n’importe quel moment. »
On ne peut pas se dire qu’un match est un match banal. Il faut se donner à fond parce qu’on n’a pas le temps de penser qu’il y aura de meilleurs matchs.
L’entraîneur malherbiste ne s’oublie pas dans le tableau. « Pour moi, c’est la même chose. Je suis un nouveau coach. Il y a toujours quelque chose à aller chercher. La victoire, forcément, mais aussi beaucoup d’apprentissage dans chaque match. » Pas question, donc, de moins bien préparer un match de Coupe contre une équipe de National 2 qu’un match de championnat. « Il faut le faire parce qu’on s’en mord les doigts si on se dit après le match qu’on n’a pas fait ce qu’il y avait à faire. L’idée, c’est de gagner des matchs et de faire en sorte que le club grandisse. Pour que le club grandisse, il faut qu’on prenne chaque jour qui arrive comme une opportunité de progresser, individuellement et collectivement. »
La Coupe de France, c’est aussi la promesse de matchs de gala quand on parvient à franchir quelques tours, ce que Caen fait très rarement depuis sa dernière saison de Ligue 1 et un quart de finale à Lyon (3-1). « Ce qui me motive, c’est de faire en sorte que mes joueurs aient pu toucher du doigt quelque chose de fort et de concret, assène Gaël Clichy. Ça passe aussi par cette Coupe de France qui pourrait éventuellement nous permettre de toucher des équipes de plus haut niveau. J’ai vraiment envie de donner à mes joueurs un petit bout de ce que j’ai pu connaître en tant que joueur. La route est longue, mais je suis confiant. Ils méritent. Je sais où on veut aller, je sais où on peut aller. On est prêts. »