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Il n'y a pas d'âge pour rêver, ni de moment bien précis dans une carrière. Et alors que la sienne touche assurément à sa fin, Bryan Coquard (34 ans) a décidé de se fixer un dernier défi. Et quel défi ! Sacré champion du monde de l'américaine en 2015, le sprinteur français également spécialiste de la piste s'est mis en tête de décrocher l'or olympique de la spécialité, à Los Angeles en 2028 aux côtés de Benjamin Thomas (31 ans), déjà sacré aux Jeux, lui, mais sur l'omnium, lors des JO de Paris 2024.
Un challenge de taille qui donnera lieu au grand retour de Coquard en équipe de France de piste, sept ans après sa dernière apparition. Pour les deux coéquipiers de l'équipe Cofidis, les Mondiaux de Shanghai, qui débutent ce mercredi, marqueront en effet le coup d'envoi de leur pari : "The Last Dance", comme s'amuse à le rappeler sur RMC Sport celui qui se considère désormais comme le "papy" des Bleus. "C'est mon surnom dans l'équipe de France maintenant (...) Même si je suis comme un gamin, c'est mon retour dans le grand bain."
Avec donc cette quête olympique que personne n'avait vu venir, sauf le récent vainqueur d'une étape de la Vuelta, sa première sur un Grand Tour. "J’ai 34 ans et je sais que je suis plus proche de la fin de ma carrière que du début. C’était un rêve de gosse de devenir champion olympique. J’ai terminé deuxième à Londres (sur l’omnium) et j’ai vu Benjamin Thomas avec sa médaille d’or ici même (sur l’omnium), au milieu de ce vélodrome. Je me suis dit : « C’est ça qui me manque, il te reste deux ans, on fait tout pour y arriver" (...) , explique le triple champion de France de l'américaine, tout heureux également d'avoir bénéficié du feu vert de ses proches.
"Ce challenge, c’est aussi une discussion de famille parce que j’ai deux enfants, une femme et je suis parti 250 jours dans l’année. Quand on rajoute les déplacements sur piste, ça fait beaucoup. Mais j’en ai parlé avec ma femme et elle m’a dit : « Vas-y, fonce, ça serait génial que les enfants puissent vivre ça."
Le Ligérien ne s'en cache pas : il attend beaucoup de ces Mondiaux. Non seulement parce qu'ils distribueront les premiers billets pour les Jeux de L.A mais aussi pour pouvoir se jauger sur la route de ce rêve de médaille d'or en 2028. "Je pense qu’on aura beaucoup d’enseignements avec ces championnats du monde." L'intéressé n'est pas inquiet pour autant. "J’ai retrouvé un très bon niveau (...) C'est mon grand test, c'est mon retour dans le grand bain, mais voilà je n’ai pas peur, j'ai hâte."
Coquard s'alignera sur le scratch, Thomas, sur l'omnium. Toutefois, le grand rendez-vous des deux hommes aura évidemment lieu sur l'américaine. A l'aube de cette sublime page que le duo pourrait écrire dans deux ans. Thomas en rêve lui aussi. "C’est un des mecs les plus professionnels que je connaisse dans sa manière de travailler dur. Devenir champion olympique ensemble serait beau." Premiers éléments de réponse cette semaine en Chine.