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Le contraste est saisissant. Dimanche, à Anfield, Florian Wirtz a vécu une nouvelle soirée sans relief lors de la lourde défaite de Liverpool face à Manchester City (0-3). Et dans les tribunes, selon Sports Illustrated, des recruteurs du Real Madrid avaient justement fait le déplacement pour l’observer, au même titre qu’Alexis Mac Allister. Le genre de présence qui, au mercato, ne doit jamais rien au hasard.
Sur Sky Sports, Jamie Carragher a sorti l’artillerie lourde. L’ancien défenseur des Reds estime que le milieu offensif a eu largement le temps de faire ses preuves. Son verdict est sans appel : « Il ne devrait pas être dans l’équipe de Liverpool actuellement. »
Carragher dit avoir cru voir en lui un futur Kevin De Bruyne, capable de faire basculer un match à lui seul. Il peine aujourd’hui à se souvenir d’une seule rencontre que l’Allemand aurait fait gagner à Liverpool. La BBC, elle, lui a attribué un sévère 4/10.
Les statistiques ne plaident pas pour lui. En six matchs de Premier League cette saison, Wirtz n’a toujours pas marqué et n’a délivré qu’une passe décisive. Depuis son arrivée, il totalise sept buts et onze passes en 56 apparitions, d’après Foot Mercato. Face à City, le Telegraph relève qu’il n’a touché que 46 ballons, contre une centaine pour Elliot Anderson dans l’entrejeu adverse.
Pour un joueur recruté pour 116 millions de livres, la facture commence à piquer. Et le contexte n’aide pas : privé d’Alexander Isak, Hugo Ekitike et Cody Gakpo, Liverpool comptait sur sa recrue phare pour porter l’attaque.
Andoni Iraola, lui, refuse de lâcher son joueur. En conférence de presse, le coach espagnol a reconnu une prestation en dessous, tout en rappelant que l’Allemand avait livré de bons matchs et qu’il comptait juger son apport sur la durée. Un soutien classique. Ou plutôt, une manière d’éteindre l’incendie avant qu’il ne gagne le vestiaire.
C’est là que la présence madrilène prend tout son sens. Selon SI, Wirtz est aussi suivi par le Barça, le Bayern Munich et Chelsea. À 23 ans, avec un talent que personne ne conteste vraiment, l’ancien prodige de Leverkusen reste une cible de choix pour les géants européens, quelle que soit sa forme du moment.
Personne n’imagine Liverpool brader son investissement dès janvier. Mais si la spirale négative se prolonge, la question d’un départ finira par se poser, et le Real aura déjà pris de l’avance dans le dossier. Pour Wirtz, les prochaines semaines ressemblent à un ultimatum. Pour Liverpool aussi.