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Entre Gaëtan Debec et Maryne Guyon-Lacroze, l’association s’est faite un peu par hasard. « On appartenait au même groupe d’amis. Je cherchais quelqu’un pour me copiloter sur mon premier rallye. J’ai essuyé plusieurs refus et Maryne a dit oui », replace Debec. Elle avait déjà navigué d’autres pilotes, puisque tous les deux ont baigné dans le monde de la course automobile très jeunes. « Nos pères ne se connaissaient pas spécialement mais participaient aux mêmes rallyes. » D’ailleurs, le père de Gaëtan n’est jamais loin pour assurer l’assistance et la mécanique de la Clio qu’ils ont qualifiée.
C’était en 2019 et ils ne se sont quittés qu’une saison, quand la copilote est tombée enceinte. D’ailleurs, Gaëtan Debec est le parrain de cet enfant. « Chacun apporte sa pierre à l’édifice et l’alchimie s’est faite naturellement », explique l’assistante d’éducation tarn-et-garonnaise. Lui travaille à Bordeaux, dans le secteur de l’environnement, ce qui ne manque pas de sel quand les accusations de pollution s’abattent sur le monde du sport mécanique.
Alors il faut organiser toute une logistique pour se retrouver sur les rallyes. Et là encore plus quand il s’agit de traverser la France. « Rien que le camion d’assistance, cela nous a coûté 400 euros de carburant et péages. » La belle-famille de Gaëtan Debec habite en Lorraine, ce qui n’est pas un petit coup de pouce. Le lieu de la finale a décuplé la motivation : « Rouler devant ma belle-famille est devenu un objectif. »
Maintenant qu’ils y sont, ce n’est « pas pour acheter du terrain », image le jeune homme. « En finale, il faut aller au bout. » Seulement, la finale, ce n’est pas un rallye comme les autres. Les routes sont inconnues, la plupart des autres pilotes aussi, il y a un village départ, « c’est long, il y a du monde. Notre objectif est d’être en tête mais pas en se faisant mal ou en cassant tout. »
L’air de rien, deux semaines plus tard, il y aura une course à la maison, le rallye 24 autour de Bassillac-et-Auberoche, désormais élevé au rang national.