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Mais ce qui façonne son identité, tout en construisant sa stature, a trait à ces 18 succès consécutifs en phase régulière de championnat à domicile...
Mais ce qui façonne son identité, tout en construisant sa stature, a trait à ces 18 succès consécutifs en phase régulière de championnat à domicile. Cette série, qu’il étire depuis le 19 avril 2025 (défaite 20-24 face à Bordeaux), n’a peut-être jamais été mise autant en péril qu’à l’orée de la double réception qui se profile : celle de Toulouse ce dimanche (21h05) avant la venue de Perpignan le samedi suivant (16h35).
« C’est effectivement un grand défi », convient l’entraîneur de l’attaque paloise. Peut-être le plus grand qui attend les Palois si l’on excepte leur revers en barrage face au Racing. « Cela prouve que la Section avance, qu’elle grandit, juge le technicien. Il faut prendre conscience qu’on sera de plus en plus confrontés à ces situations-là. Donc il faut les vivre, l’accepter, et ne pas se convaincre avec des excuses. Atteindre nos objectifs passera par la gestion de ces moments. »
Ce contexte, qui offrait jadis à la Section la perspective de cogner un ogre à moindre frais, se retourne désormais contre elle ou presque : avec 25 environ 25 sélectionnés ou blessés de chaque côté, le poids des absences est équitablement réparti ce dimanche. La semaine suivante, en revanche, Perpignan bénéficiera en plus des départs des internationaux argentins (Montoya, Garcia), géorgien (Gorgadze), portugais (Marta) et espagnol (Zabala) de l’effectif sectionniste.
Un horizon encore bien trop lointain pour accaparer l’esprit du staff palois. « On n’est pas en capacité de se projeter », balaye Julien Sarraute. L’important est dans l’instant. Et dans la façon dont la Section l’appréhende. « Il faut s’adapter, se réadapter, se réinventer, prolonge l’ex-manager columérin. Il y a eu tout un travail en amont qui a été fait sur les dernières années, qui permet aujourd’hui de surmonter ces événements-là, lié à la qualité de la formation, à la profondeur un peu plus grande de l’effectif. Aujourd’hui, on est dans une situation difficile, mais c’est un apprentissage. »
Il est aussi question de chance, quelque part. Le staff béarnais croisera d’ailleurs les doigts très fort pour ne pas subir la même hécatombe qu’à Mayol ou durant le reste de sa semaine (où Brau-Boirie, Tokolahi, Pesenti, Vergnes-Taillefer, Maximin et Grondona se sont blessés). Car ses options seront plus que jamais limitées. « Il faut laisser de côté les choses qu’on ne maîtrise pas pour se concentrer sur le rugby, l’intensité que l’on va proposer dimanche soir et la qualité du rugby que l’on va devoir mettre en place si on veut rivaliser avec le Stade Toulousain », insiste Julien Sarraute.
Presque sans penser à l’après. « Je ne parlerai de Perpignan que dimanche soir à 23 heures. Si on est en train de réfléchir à ce qui va se passer dans dix jours, on ne va pas être focus sur le bel événement de dimanche. L’énergie est uniquement là. Le reste, on verra plus tard. » « Match après match », comme le préconise l’adage éculé. Il n’a pourtant jamais autant semblé d’actualité, même s’il reste le meilleur moyen de concerner un groupe dont la plus belle ligne de stat n’a jamais autant été fragilisée.