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Joueuse de rugby de 17 ans décédée à Marmande : « Ça ne devrait jamais arriver », « on est tous touchés »… L’émotion après la mort de Cléa
Le terrible drame est survenu sur la pelouse du stade George-Dartiailh, à Marmande.

Joueuse de l’Union du Bassin Marmandais, en Lot-et-Garonne, la troisième ligne de 17 ans est décédée à la suite d’un accident survenu en plein match U18, le week-end dernier. Plongeant le département dans une profonde tristesse

« On est meurtris. » Au lendemain de l’annonce du décès de la jeune Cléa, joueuse de rugby de 17 ans, l’émotion est vive en Lot-et-Garonne. Victime d’un accident survenu lors d’une rencontre de moins de 18 ans Accession, samedi 17 octobre, la troisième ligne de l’Union du Bassin Marmandais (UBM) n’a pas survécu. Malgré sa prise en charge par les pompiers, le Smur, puis les équipes des urgences et du service de réanimation chirurgicale de l’hôpital Pellegrin...

« On est meurtris. » Au lendemain de l’annonce du décès de la jeune Cléa, joueuse de rugby de 17 ans, l’émotion est vive en Lot-et-Garonne. Victime d’un accident survenu lors d’une rencontre de moins de 18 ans Accession, samedi 17 octobre, la troisième ligne de l’Union du Bassin Marmandais (UBM) n’a pas survécu. Malgré sa prise en charge par les pompiers, le Smur, puis les équipes des urgences et du service de réanimation chirurgicale de l’hôpital Pellegrin de Bordeaux.

Ce n’est pas la première fois qu’un tel drame endeuille le rugby tricolore. L’année 2018 avait notamment été marquée par les décès des jeunes Louis Fajfrowski (Stade Aurillacois) et Nicolas Chauvin (Stade Français). En revanche, c’est la première fois que cela touche la gent féminine en France.

« Tout sera fait pour comprendre les circonstances de cet accident », a déclaré, dans un communiqué, la Fédération française de rugby. Laquelle ne souhaite pas – pour le moment – s’épancher davantage sur le sujet (1). Comprendre, notamment, comment une jeune fille a pu mourir après avoir plaqué une adversaire, sur une action a priori anodine. Sans dangerosité apparente, d’après plusieurs témoignages.

« Ça ne devrait jamais arriver »

« Notre club est en deuil », a réagi, là aussi à travers un communiqué, l’UBM. Une « immense tristesse » et « une douleur indescriptible » qui dépassent largement le cadre de l’entité marmandaise. « Ça ne devrait jamais arriver », résume pour sa part Gilles Bertrandias, ému à plus d’un titre. En tant que citoyen et amoureux du rugby. Mais aussi comme président de l’association du SUA, l’un des six membres du rassemblement Agen Agglo Rugby Féminin, l’autre équipe sur le terrain en ce samedi funeste.

Si une cellule psychologique a été rapidement mise en place pour accompagner les coéquipières et proches de Cléa, la structure agenaise en fait de même pour ses joueuses. « De manière à avoir une écoute et un champ de discussion », confie le responsable.

« Ce qui s’est passé est dramatique », déplore Thierry Ferland, le président de Colayrac, club référent des cadettes Accession d’Agen Agglo. Si ses joueuses ne devraient pas reprendre l’entraînement avant le mois prochain, une réunion pourrait être organisée dans quelques jours, avec les adolescentes et leurs parents. « Pour aider celles qui en auraient besoin à évacuer. »

« On est tous touchés », a ainsi souligné Jules Soulan, l’ouvreur du SUA, interrogé en conférence de presse à la veille de la réception de Nice, lors de la 8e journée de Pro D2. « Ça a été un choc, d’autant plus qu’on a des joueurs qui sont concernés par les jeunes filles, avec Enzo [Sérieyssol, NDLR], qui les entraîne. Quand on a des enfants, on ne les envoie pas au sport en se disant qu’un jour, ils ne reviendront peut-être pas. »

L’exemple du judo

Jules Soulan ne connaît pas les circonstances exactes qui ont mené au décès de la jeune Cléa. « Je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé, j’ai entendu plusieurs versions », reconnaît-il. Mais cela n’empêche pas l’ouvreur du SUA d’avoir une réflexion plus large sur son sport et les dangers qu’il peut représenter. « On sait que le rugby est un sport de contacts. Ça fait plusieurs années qu’on parle des commotions, des attitudes au plaquage. Je pense qu’à un moment donné, il va falloir prendre les choses en main, parce qu’on part sur un rugby qui est de plus en plus physique, avec encore plus de vitesse. Et j’ai l’impression que chez les jeunes, on perd un peu cette compétence dans le monde du rugby, avec très peu de gens qui entraînent ayant joué ou qui ont des diplômes. »

Et d’amorcer une comparaison avec le judo, « où tu ne peux pas entraîner si tu n’as pas de diplôme. Il va vite falloir que les instances et les écoles de rugby travaillent sur ça, parce qu’avec la vitesse et les physiques qui augmentent, il faut que la technique de plaquage soit vraiment mise au point, comprise et assimilée par tous, afin d’éviter des malheurs comme ça. Même s’il peut toujours y avoir des accidents ».

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