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PSG : Dembélé réclame des vacances, la réponse de Luis Enrique vaut son pesant d’or

Le Ballon d’Or 2025 aurait bien pris quelques jours de repos. Son entraîneur n’a pas dit non. Mais sa définition des vacances risque de ne pas lui plaire.

On attendait Luis Enrique sur Strasbourg, sur la victoire à Manchester City, sur le choc contre le Barça. On l’a eu sur un tout autre terrain : celui de l’humour. Vendredi, en conférence de presse à la veille du déplacement à la Meinau (samedi, 17h15), l’entraîneur du PSG a été interrogé sur l’envie de vacances prêtée à Ousmane Dembélé. Sa réponse, rapportée notamment par beIN Sports, a fait mouche.

« C’est le boss ! Il veut des vacances ? Il n’a qu’à demander et il aura des vacances ! », a d’abord lancé l’Asturien, faussement conciliant. Avant de livrer la chute : « Être en vacances, c’est venir au Campus pour s’entraîner. »

Rideau. Ou presque.

Une blague, mais pas que

Car derrière le sourire, Luis Enrique a glissé un vrai message. Ce que veut Dembélé, au fond, ce n’est pas se reposer : c’est jouer. Tout le temps. « Il voudrait jouer en permanence comme titulaire », a expliqué le technicien, avant de rappeler que c’était tout simplement impossible avec le calendrier actuel. Paris a joué mercredi à Manchester, joue ce samedi à Strasbourg, recevra le FC Barcelone mardi. La rotation n’est pas une option, c’est une nécessité.

Rarement un entraîneur aura aussi joliment transformé une question piège en déclaration d’amour. « J’aime sa manière de vivre le football, sa passion pour le football », a-t-il insisté, précisant qu’il restait ouvert à accorder à ses joueurs ce qu’ils souhaitent, dans la limite du raisonnable. Traduction : le patron, c’est toujours lui.

Le « boss » et son coach

Le mot n’est pas anodin. En qualifiant Dembélé de « boss », Luis Enrique reconnaît le statut acquis par l’ailier depuis son sacre au Ballon d’Or 2025. Une relation qui n’a pas toujours été un long fleuve tranquille (on se souvient de quelques mises à l’écart retentissantes), mais qui semble aujourd’hui reposer sur une complicité assumée.

Et le timing de cette sortie a son importance. Ce vendredi, L’Équipe évoquait le déclassement provisoire de João Neves dans la hiérarchie du milieu parisien. Mercredi, à l’Etihad, Dembélé démarrait la rencontre, tandis que Kvaratskhelia et Neves prenaient place sur le banc. Personne n’est à l’abri. Pas même le Ballon d’Or. Ou plutôt, surtout pas lui : sous Luis Enrique, chaque minute se gagne à l’entraînement.

Une ambiance qui en dit long

Il y a dans cette séquence quelque chose de révélateur. Un vestiaire serein ne plaisante pas de la même manière qu’un vestiaire sous tension. Que Luis Enrique puisse ironiser publiquement sur les envies de son joueur vedette, sans que personne n’y voie une pique, en dit long sur le climat qui règne au Campus.

Le vestiaire va en rire, c’est certain. Dembélé aussi, sans doute. Mais le message est passé : à Paris, les vacances, ce sera plus tard. Beaucoup plus tard. D’ici là, il y a Strasbourg, le Barça, et une saison entière à défendre.

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