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Faire une médaille, on se sentait fort avant la compétition et on avait ramené une médaille de bronze en 2022.
Dès la phase de poule, vous battez une grosse nation avec l’Argentine, l’avez-vous senti comme un signe ?
En soi, cette victoire 2-1 est déjà historique puis on bat le Chili...
Faire une médaille, on se sentait fort avant la compétition et on avait ramené une médaille de bronze en 2022.
Dès la phase de poule, vous battez une grosse nation avec l’Argentine, l’avez-vous senti comme un signe ?
En soi, cette victoire 2-1 est déjà historique puis on bat le Chili 7-2 et on fait un nul 0-0 contre l’Angola. En quart on élimine rapidement la Suisse 9-0.
Ensuite, vous sortez le Portugal en demi-finale. Était-ce déjà un bout du Graal ?
On est mené 3-1 à sept minutes du gong mais on égalise. En prolongation on est plus solide mentalement, physiquement, et on prend le dessus 6/3. La finale est déjà historique en soi mais on voulait enfin un titre.
Et enfin ce premier titre historique. Que représente-t-il ?
C’est vrai, personne ne pourra nous enlever ce titre. On avait un ascendant psychologique sur l’Argentine avec notre victoire en poule mais eux avaient l’expérience des titres. On marque l’histoire de notre sport. Il faut croire en son rêve. Au mois on l’a fait une fois car nos carrières avancent.
Personnellement, vous avez intégré la sélection dès les catégories jeunes (U17), (U20), (U23), puis les seniors. Vous sentiez-vous comme chez vous dans cette équipe ?
Oui et d’ailleurs les trois frères Di Bendetto (Roberto, Carlo et Bruno) ont toujours été avec moi. On fait partie de cette génération (1996-1997) depuis les U17. Le plus dingue c’est que l’on vient de remporter le titre de champion du monde mais nous n’avons jamais remporté de titre chez les jeunes (3e mondial U20) !
Vous avez disputé cinq championnats du monde et cinq championnats d’Europe. Avez-vous constaté des changements en dix ans ?
Au niveau technologique oui. L’analyse vidéo prend une grande place. Physiquement on est mieux préparé. Par contre le rink reste un sport méconnu et on a perdu le statut de sportif de haut niveau en 2018, c’est un handicap pour jouer dans certains cas.
En club, vous aviez intégré l’équipe senior de Mérignac en N1 dès 2013, mais vous êtes parti en 2018 pour le Portugal, où vous êtes resté huit saisons, jusqu’à votre retour en Gironde cette saison. Pourquoi maintenant ?
Je voulais être joueur professionnel et le Portugal est l’un des meilleurs championnats. Certains de mes coéquipiers jouaient déjà à l’étranger donc j’ai voulu essayer. Je savais que j’allais apprendre beaucoup, c’était un rêve aussi.
Comment s’étaient passés vos débuts dans cette discipline ?
Ma mère travaillait au Stade Brettes et l’entraîneur du club Antoine Defossé était salarié du SA Mérignac Rink hockey. Il m’a demandé de venir essayé et j’ai commencé le roller à l’âge de 4 ans en 2001. On débute sans cross et sans balle et on tombe beaucoup au début mais j’adorais ça. Je n’ai pas fait d’autres sport hormis à l’école puisque le rink me plaisait beaucoup, j’adorais glisser sur le terrain.
Et maintenant, comment se présente la suite ?