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À Troyes (0-2), les hommes de Bruno Genesio ont retrouvé le goût de la victoire, dans un match que personne ne voulait manquer pour éviter de s’enfoncer dans une crise plus profonde. La trêve internationale a fait son œuvre : deux semaines de travail, et un succès qui vient valider les efforts consentis.
Mais le vrai motif de satisfaction se trouve peut-être ailleurs. Sur la pelouse du stade de l’Aube, la jeune garde olympienne a pris une place de choix. Kelyann Bezahaf, Nouhoum Kamissoko et Keyliane Abdallah ont tous pesé dans la victoire, chacun à sa manière, sans trembler dans un contexte pourtant sous pression. Ce n’est plus un simple appoint : c’est une génération qui frappe à la porte et qui, ce soir-là, l’a défoncée.
Au rayon des coups de cœur, un nom se détache : celui de Nouhoum Kamissoko. Le milieu malien, lancé pour sa première titularisation, a livré une prestation aboutie, de celles qui obligent un entraîneur à se poser des questions. Pour un premier test dans le onze de départ, difficile d’imaginer meilleure entrée en matière.
Reste maintenant à transformer l’essai. Un succès à Troyes ne fait pas une saison, et Genesio sait que la confiance accordée à ces jeunes devra se confirmer face à des adversaires d’un autre calibre. Mais à Marseille, où l’on aime tant les promesses, celle-ci a au moins le mérite d’être sortie du terrain.