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Après avoir grimpé les échelons au fil des années, passant d’une Coupe régionale à un Challenge national puis un championnat de France et enfin une manche de Coupe du monde à trois reprises, le cyclo-cross de Flamanville (Manche) avait émis l’idée de voir encore plus grand en postulant pour un championnat d’Europe voire un championnat du monde.
Il n’y aura rien de tout ça. Du moins pour le moment. Échaudé par l’échec financier des précédentes organisations, Stéphane Leclère avait en effet révélé fin septembre dans nos colonnes son intention de revoir ses ambitions à la baisse, ce qui se traduisait concrètement par une volonté de revenir humblement au niveau national, en Coupe de France.
L’appel a été entendu par la Fédération, qui a annoncé, le week-end du 24 et 25 octobre, avoir retenu la séduisante candidature flamanvillaise. En 2027, le parc du château accueillera ainsi la finale de la compétition, probablement mi-décembre.
« Ce n’est pas parce qu’on organise des manches de Coupe du monde qu’on ne peut pas s’orienter aussi sur des manches de Coupe de France », insiste le président du comité d’organisation, qui ne considère pas cette nouvelle attribution comme une régression, mais plutôt comme un bon moyen de maintenir un cyclo-cross à Flamanville « sans prendre de gros risques » sur le plan financier comme peut l’exiger une manche de Coupe du monde. La Coupe de France nécessite un budget de 100 000 euros, un chiffre qui grimpe à 500 000 euros pour une manche de Coupe du monde.
« Avant d’envisager autre chose de plus grand comme éventuellement un championnat de France, la Coupe de France, c’est parfait pour essayer de se relancer », estime Stéphane Leclère, soutenu dans sa démarche par la municipalité.
Que ce soit une Coupe du monde, un championnat de France ou une Coupe de France, l’idée est d’avoir un événement tous les deux ans à Flamanville.
Moins tape-à-l’œil pour les partenaires qu’un rendez-vous international, la Coupe de France n’en demeure pas moins pertinente sur le plan sportif et humain avec deux journées de compétition pour toutes les catégories, des cadets aux masters, et de nombreux suiveurs venus de tout le pays.
« La Coupe de France a son charme. C’est toujours une belle fête du vélo, conviviale et intergénérationnelle », résume l’organisateur, ravi à l’idée de rechausser les bottes au château dans un peu plus d’un an.