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La 67e édition du Critérium des Cévennes semble promise à une Lancia Ypsilon HF. Reste à savoir s’il s’agira de l’exemplaire piloté par Yohan Rossel ou de la voiture sœur menée, avec un égal talent, par Yoann Bonato. Le court sprint de ce dimanche matin en décidera.
En attendant, les deux hommes forts de ce rallye avaient abordé la deuxième étape de samedi à quasi-égalité de temps, seulement séparés par un malheureux dixième de seconde. C’est dire si l’on scrutait avec grande impatience le verdict des quatre épreuves chronométrées de la matinée. Dès la première, entre St-André de Valborgne et le col de l’Espinas, Yohan Rossel affichait de belles dispositions en repoussant son rival à cinq secondes. Dans la foulée, les bonnes nouvelles allaient s’enchaîner pour ses nombreux supporters massés au bord des routes.
Encore le plus véloce entre le col du Pas et l’accueillant village des Plantiers – un haut lieu du Critérium des Cévennes – le champion gardois semblait inarrêtable en ce samedi matin et, peu après, s’offrait encore deux temps scratch en bondissant d’un col à l’autre, de l’Asclier à celui de Bès, de la Triballe à Sumène. Une échappée belle qui permettait à l’idole locale de regagner les haltes du Vigan et de St-Hippolyte avec un solide pécule de 22,5 secondes d’avance sur un Yoann Bonato contrarié par des choix de pneus sans doute trop sages.
CLASSEMENT
1.Rossel-Maillefert (Lancia Ypsilon HF) ; 2.Bonato-Boulloud (Lancia Ypsilon HF) à 11,6’’ ; 3.Astier-Giraudet (Porsche 992 GT +) à 2’13,3’’ ; 4.Margaillan-Coppa (Hyundai i20N) à 6’15,2’’ ; 5.Nicolas-Carmille (Citroën C3) à 6’28,3’’ ; 6.Durand-Blanc (Skoda Fabia) à 7’02,0’’ ; 7.Fontalba-Hermet (Alpine A110) à 9’35,8’’…
Après la parenthèse de l’épreuve spectacle tracé sur le circuit de Brissac, le plus dur les attendait dans l’après-midi avec la bien nommée et très attendue épreuve "des 5 cols". En clair, les quatre spéciales du matin réunies cette fois en un seul et unique chrono sur une longueur exceptionnelle de plus de 53 km ! Au bout de plus d’une demi-heure d’intenses efforts, Yoann Bonato et son copilote Benjamin Boulloud en sortaient crédités du meilleur temps, plus de dix secondes devant la paire Yohan Rossel-Alexis Maillefert. De quoi réduire de moitié leur écart au classement général, figé à 11,6’’ au soir de cette deuxième étape.
"Au bout de dix kilomètres j’étais déjà en difficultés avec les pneus, je savais que j’allais perdre du temps", reconnaissait le leader en s’extirpant de cette épreuve marathon. Sa maigre avance lui suffira-t-elle pour négocier au mieux la courte étape de ce dimanche matin et voler vers la victoire ? "Honnêtement, je préfère ne pas me faire de plan. Des surprises sont encore possibles, notamment avec la météo… ".
De son côté, Yoann Bonato envisageait cette fin de course avec circonspection. "Dans le cadre du championnat de France, une deuxième place me serait profitable. Ce n’est pas mon jeu de prendre des risques".
L’ETAPE DU JOUR
7h35 : Départ 3ème étape
7h57 : Assistance St-Hippolyte du Fort
8h53 : ES13 Brissac-Causse de la Selle
9h36 : ES14 St-Bauzille de Putois-Ferrières les Verreries
9h57 : ES15 Pompignan-Claret
10h12 : Parc dédicaces Claret
11h30 : ES16 Super spéciale Arena Montpellier
11h50 : Arrivée Place de la Mairie Montpellier
Une prudence également partagée par l’autre prétendant au titre national, Raphaël Astier, solidement accroché à la troisième place vendredi soir et soucieux, lui aussi, de se satisfaire de ce résultat au volant de sa Porsche.
Ce dimanche, c’est Hugo Margaillan qui abordera l’ultime étape dans le sillage direct de ce trio. Une sacrée "perf" du pilote de la Hyundai, retardé par sa mécanique en début de rallye et auteur d’une remontée éclair samedi de la seizième à la quatrième place !