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En fin de matinée ce jeudi 22 octobre au Palais des congrès de Paris, la carte du tour 2027 sera présentée officiellement. Avec une nouvelle déjà éventée mais dont la confirmation viendra donner de la couleur à ce bilan : Hasparren sera désignée ville départ d’une des dernières étapes de cette édition.
Une annonce d’autant plus joyeuse que la cité des chênes n’a jamais encore accueilli la Grande Boucle. D’ores et déjà, la cité labourdine doit s’attendre à une grosse affluence de spectateurs : « Je me souviens qu’il y avait énormément de monde en 2006 pour le départ au stade, évoque Didier Irastorza, adjoint aux sports à l’époque de l’étape à Cambo. On avait été obligé de prévoir plusieurs parkings pour les spectateurs venus de partout, et le public était en grande partie resté après le départ. Cela avait engendré des retombées économiques pour le commerce local », assure encore celui qui avoue avoir postulé auprès d’ASO (Amaury sport organisation), depuis, pour un nouveau départ d’étape.
Le patron du Tour de France, Christian Prudhomme, avait découvert les charmes des vallonnements du Pays basque en suivant une étape de la Vuelta, entre Bilbao et Urdax. De cette première prise de contact, germera quelques années plus tard l’idée du fameux contre-la-montre disputé en 2018 entre Saint-Pée-sur-Nivelle et Espelette, sur les montagnes russes de la route des cimes.
En 2023 pour l’étape disputée entre Amorebieta-Etxano et Bayonne, le directeur s’émerveillait encore du relief basque en proposant un tracé longeant le littoral : « On veut avant tout montrer de ce territoire, avec la beauté du littoral et des collines qui sont en surplomb », s’extasiait-il. Il y a quelques mois encore, interrogé sur la possibilité d’un retour au Pays basque, le patron du Tour ne se perdait pas en circonlocution : « J’ai gardé des souvenirs inoubliables du grand départ du tour à Bilbao. Le Pays basque est pour moi synonyme de belles pentes raides, avec autour l’enthousiasme du public, la mer et la montagne, vraiment de superbes images. Pour moi, le public basque est le meilleur pour le cyclisme. Il me tarde forcément d’y revenir. »
L’opportunité de ce retour s’est présentée pour le tracé du tour 2027 avec le massif pyrénéen en dernière semaine, et le projet d’une dernière grosse étape de montagne à quelques heures de l’arrivée parisienne.
Depuis quelques années pour tenter de conserver le suspense, les organisateurs ont en effet privilégié l’option d’un final montagneux particulièrement corsé. Ce fut le cas cette année avec la double étape de l’Alpe d’Huez.
Pour 2027, le menu s’annonce pimenté avec, à trois jours de Paris, l’arrivée au sommet du col du Portet au-dessus de Saint-Lary, à plus de 2000 m d’altitude. Et en suivant, à 48h de l’emballement final, une dernière grosse étape de montagne entre Pays basque et Béarn. Avec un tracé riche en pentes et références historiques comme les aime le patron du tour. Au menu, on devrait voir apparaître le col de Burdincurutcheta et ses rampes à plus de 10 %, là où en 1986, Bernard Hinault avait fait exploser le peloton. Puis le col de Bagargui pour redescendre vers Larrau Sainte-Engrâce, avant d’aller chercher le terrible col du Soudet (plus de 13 kilomètres d’ascension) où Miguel Indurain avait connu sa fin de règne en 1996, une cruelle défaillance avant de retrouver ses supporters dépités à Pampelune.