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Didier Deschamps, qui fête ce jeudi ses 58 ans, a été marqué au fer rouge par une tragédie familiale survenue alors qu'il débutait sa carrière chez les professionnels.
C’est l’une des plus grosses catastrophes aériennes de l’histoire dans l’Hexagone: le 21 décembre 1987, l’avion qui relie Bruxelles à Bordeaux s’écrase à l’approche de l’aéroport de Mérignac. Après avoir heurté des arbres l’avion, un Embraer Brasilia s’embrase et se disloque, entraînant la mort des 13 passagers et des trois membres de l’équipage.
Parmi les victimes figure Philippe Deschamps, frère aîné de Didier Deschamps. S’il évoque très rarement ce drame familial, le sélectionneur tricolore s’était épanché face à Nagui pour le documentaire « Didier face à Deschamps » diffusé à l’automne 2019.
« C’est tellement injuste, mais on vit avec. On est obligés. Sans, et avec. Et je sais que pour mes parents, c’est dur, même aujourd’hui, avait-il confié. Les années ont passé, le temps fait son travail, mais on ne peut pas oublier. En plus c’était à une période de Noël… On reste marqué à vie, forcément. »
Près de quatre décennies plus tard, la blessure reste prégnante. Pour autant, Didier Deschamps l’assure, elle n’a pas pesé dans sa carrière. « Je n’ai pas eu envie de plus réussir. J’aurais eu la même envie de réussir mais c’est plus dans ma propre construction, dans ma propre tête…, avait-il soufflé. On ne le fait pas que pour soi, mais pour quelqu’un qui n’est plus là… mais qui est là. »
Ces dernières années, l’ancien milieu de terrain a également été confronté aux décès de son beau-frère peu avant l’Euro 2016 puis de son père à quelques mois de la Coupe du monde 2022. « La vie nous enlève des personnes, mais cela nous donne des forces insoupçonnées, a-t-il confié à son sujet. Ces blessures sont indélébiles. Il y a eu des traces tellement douloureuses… Mais on continue à vivre. »