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Vidéo. « Au moins, j’aurais tenté le coup » : Charlie Shiel, le pari d’une nouvelle vie au Biarritz Olympique

Après neuf ans passés à Édimbourg, le demi de mêlée écossais Charlie Shiel (28 ans) a rejoint le BO au mois d’octobre avec l’objectif de donner un second souffle à sa carrière. Un pari osé qui l’a contraint à démarrer la saison sans club

Je suis arrivé le dimanche 11 octobre à 9 heures, en avion. À 10 heures, j’étais déjà à Aguilera pour voir les mecs s’entraîner, se préparer. J’ai pu discuter avec Boris (Bouhraoua), le staff, les joueurs… Tout le monde a été super. On sent que le projet leur tient à cœur, qu’ils ont envie de bosser, donc c’est très facile de s’intégrer. La ville est agréable aussi. Les premiers jours, il faisait vraiment chaud, j’ai même pu aller à la plage deux fois ! Bon, ça n’a pas duré.

Vous découvrez la vraie pluie basque&hellip...

Je suis arrivé le dimanche 11 octobre à 9 heures, en avion. À 10 heures, j’étais déjà à Aguilera pour voir les mecs s’entraîner, se préparer. J’ai pu discuter avec Boris (Bouhraoua), le staff, les joueurs… Tout le monde a été super. On sent que le projet leur tient à cœur, qu’ils ont envie de bosser, donc c’est très facile de s’intégrer. La ville est agréable aussi. Les premiers jours, il faisait vraiment chaud, j’ai même pu aller à la plage deux fois ! Bon, ça n’a pas duré.

Vous découvrez la vraie pluie basque…

Oui mais ça me va. Et puis pour l’Écosse, il fait chaud (rires).

Pourquoi avoir fait le choix de quitter Édimbourg après neuf ans là-bas ?

J’avais besoin d’un nouveau défi. Parfois, quand vous restez dans le même club aussi longtemps, vous pouvez avoir tendance à stagner un peu et à rester au même niveau. Découvrir une nouvelle culture et un nouvel environnement me challenge, surtout en tant que numéro 9. J’ai regardé beaucoup de rugby français, on voit que tout passe par le 9. Je me sens bien dans ce style de jeu : j’aime courir vite, déplacer le ballon. Et je peux aussi dépanner en n°10, buter…

Un choix risqué, qui vous a contraint à passer deux mois sans club en début de saison…

Ce n’était pas facile, c’est vrai. Quand chaque année, vous êtes habitués à rester à Édimbourg, et d’un coup, vous retrouver sans club, c’est un peu effrayant. Mais c’était sans doute pour les bonnes raisons. Si rien ne s’était présenté, au moins j’aurais tenté le coup plutôt que de rester au même endroit. Pendant cette période, j’ai pu faire pas mal de choses à 7 avec l’équipe d’Écosse et de Grande-Bretagne. J’ai fait quelques tournois avec eux pour garder la forme et le rythme.

Pourquoi ne pas avoir attendu d’être sûr d’avoir un club pour annoncer votre départ d’Édimbourg ?

Je trouvais naturel de laisser la place aux jeunes. J’ai connu cette situation, avec des anciens devant moi. C’est bien de les voir percer à leur tour, et pour moi, c’était le bon moment de changer d’air.

L’objectif, c’était la France uniquement ?

Pour être honnête, je voulais juste du changement. N’importe quel endroit aurait été sympa, Japon, Angleterre… Quand Biarritz a cherché un numéro 9, c’est devenu une super opportunité. Et puis ici, c’est vraiment spécial.

Comment se sont déroulés les premiers contacts avec le BO ?

La première personne avec qui j’ai parlé, c’est Boris (Bouhraoua), puis quelques autres personnes du club. Ça s’est très bien passé dès le début. On a fait un appel en visio pour apprendre à se connaître et ça a vite matché. Nos attentes coïncidaient.

Avez-vous pris conseil auprès d’autres joueurs écossais qui jouent en France ou passés par le BO ?

Oui, certains anciens d’Édimbourg jouent aujourd’hui en Top 14 ou en Pro D2. J’ai aussi un ami qui a joué à Biarritz, Andy Cramond. J’ai un peu discuté avec lui et il m’a dit que du bien du club, que l’adaptation serait facile.

Avec qui avez-vous le plus échangé dans le vestiaire depuis votre arrivée ?

Tout le monde a été vraiment sympa avec moi. Je connaissais déjà Sione Vailanu de l’époque où il jouait à Glasgow. On jouait l’un contre l’autre et on se détestait pas mal, mais il est vraiment très cool depuis que je suis arrivé !

« Sione Vailanu jouait à Glasgow, moi à Édimbourg. On se détestait pas mal. Mais il est vraiment cool depuis que je suis à Biarritz ! »

Beaucoup de joueurs parlent anglais dans le vestiaire ?

Une partie, la majorité même. S’ils en parlent un peu, c’est déjà suffisant.

Et puis ils parleront plus après quelques verres…

(Rires) Exactement.

Et vous, vous parlez un peu français ? (L’interview a été réalisée en anglais)

Je comprends un peu. Je capte des mots et j’essaie de les assembler. J’apprends juste en écoutant. Malheureusement, j’ai fait de l’allemand à l’école. Ça ne me sert pas beaucoup (sourire).

Comment gère-t-on la barrière de la langue pour les annonces, les combinaisons ?

Ça fait partie des raisons pour lesquelles je suis venu. Quand vous êtes dans le même club depuis longtemps, vous entendez toujours les mêmes choses. Venir ici, découvrir de nouveaux entraîneurs, de nouveaux joueurs et d’autres façons de jouer, c’est génial parce que vous apprenez énormément. Ça vous développe en tant que joueur. J’ai déjà retenu pas mal de choses. Il faut juste que je travaille mon accent et ma prononciation ! Je vais prendre des cours, c’est sûr.

Votre père (Graham Shiel) et votre grand-père (Dougie Morgan) ont été internationaux écossais. Qu’ont-ils pensé de ce choix de venir jouer en France ?

Pour l’Écosse, mais mon grand-père a aussi joué pour les Lions Britanniques. Le rugby a toujours été la seule chose à la maison. Mon père était très heureux pour moi. Même si ça pouvait paraître risqué, il avait eu l’opportunité d’aller jouer en Angleterre quand il était jeune et il ne l’avait pas saisie. Il gardait un petit regret de ça.

Vous n’avez jamais joué pour le XV du Chardon. C’est encore dans un coin de votre tête ?

Oui, je pense que ça le sera toujours. Mais la priorité numéro un sur ma liste, c’est de jouer pour le BO et de bien jouer.

Sortir de votre zone de confort en venant en France, cela pourrait aider ?

Oui, même si vous jouez en Pro D2, l’idée est de pouvoir montrer que vous êtes performant. À Édimbourg, il y avait toujours un numéro 9 installé au-dessus de moi. Vous vous retrouvez souvent numéro deux, sans avoir le temps de jeu nécessaire pour lancer votre dynamique. Dans le même temps, c’est génial d’avoir Yann (Lesgourgues) ici. Je l’avais affronté contre Bordeaux, je vais beaucoup apprendre à ses côtés. Mon objectif est simplement de trouver plus de régularité dans mon jeu. J’en ai parlé à Boris : j’ai l’impression de ne pas avoir encore atteint mon plein potentiel.

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