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Le LOSC est sorti vainqueur du Derby du Nord (1-0) face aux Sang et Or. Une brève victoire qui a suscité de nombreux débats. L’After Foot a débattu sur un possible match référence pour les Dogues. Jean-Louis Tourre l’affirme, quand Daniel Riolo émet des doutes.
Habitués à ne sortir qu’une belle copie durant le premier acte et pas dans le second, les Lillois ont corrigé ce vilain défaut ce vendredi. Après une première mi-temps où ils ont dominé leurs opposants, à l’image d’un Soriba Diaoune qui a vu sa tentative repoussée par la barre transversale, ils n’ont pas relâché l’étreinte après la pause.
Utilisé comme super-sub, Olivier Giroud appuyait même là où ça fait mal, en donnant un avantage définitif aux siens (86′). L’After Foot, qui débat des matchs de la soirée, a logiquement évoqué le derby du Nord, qui était l’affiche de ce vendredi. Jean-Louis Tourre, présent au stade Pierre-Mauroy pour assurer les commentaires pour RMC, a affirmé que Lille tenait son match référence. Daniel Riolo a lui plus de réserves à ce sujet.
Au coup de sifflet final de ce Derby du Nord, Jean-Louis Tourre a été interrogé sur la performance des Lillois. Pour lui, c’est indéniable, « dans le jeu, c’est le match référence côté lillois ».
Après avoir exprimé son opinion, il a par la suite commencé son argumentaire. Il justifiait notamment son point de vue avec « la domination globale sur l’ensemble de la rencontre » de la part des hommes de Davide Ancelotti ainsi que du fait que « c’est le match le plus maitrisé tactiquement » depuis le début de la saison.
Entreprenants et présents dans le camp lensois, les Dogues ont poussé jusqu’à la fin pour inscrire le but tant attendu. Le journaliste a également été dans ce sens en approuvant qu’il y a eu « beaucoup d’occasions et que Risser a repoussé l’échéance » jusqu’à craquer.
Pour finir son plaidoyer sur le jeu du LOSC, Jean-Louis Tourre a mis en lumière l’effectif dans son ensemble en estimant que les Lillois « se sont bien trouvés et qu’ils ont pris le dessus dans tous les secteurs de jeu » sur les Lensois.
Editorialiste, Daniel Riolo n’a pas partagé le point de vue de son collègue : « Je suis pas si sûr pour le match référence ». Pour lui, le match nul face au PSG (2-2), où les Dogues avaient encaissé deux buts dans le temps additionnel, lui « fait repousser le terme de la référence » car il avait « le sentiment qu’ils étaient capables de faire ça (proposer du jeu), mais qu’ils ne le faisaient pas. »
Après avoir énoncé sa pensée, il est entré un peu plus en profondeur dans son analyse en se mettant même dans la peau du technicien lillois : « Si je suis Davide Ancelotti, je rentre dans le vestiaire, je dis : ‘Les gars, vous avez une motivation à géométrie variable ?' »
Un peu seul contre tous sur cette thématique, Daniel Riolo affirme que « s’il n’y a pas ce but qui arrive très tard », ses collègues diraient des choses « différentes ». Tout se joue, pour lui, « à trois minutes près ». Il concluait finalement en estimant que ses compagnons se focalisaient « trop sur le résultat ». et ne prenait pas assez de recul pour considérer la performance lilloise.