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À Marseille, la question revient comme un refrain : Frank McCourt va-t-il finir par lâcher les clés ? Près de dix ans après son arrivée, l’Américain a beau se draper dans le silence, la position officielle est nette. Par la voix de Stéphane Richard, le club n’est pas à vendre. Ses conseillers n’en disent pas plus : McCourt parlera quand il aura quelque chose à annoncer. Une formule qui rassure sur le papier, mais qui, dans un football où les démentis précèdent souvent les ventes, n’éteint aucun incendie.
Car le doute ne vient pas des supporters seuls. RMC Sport rapporte que « Frank McCourt ne serait pas vendeur. Mais quelques acteurs majeurs du foot français, qui l’ont côtoyé de près, sont convaincus du contraire ». Quand des gens qui le connaissent pensent qu’une promesse n’engage que ceux qui veulent y croire, ce n’est pas une simple rumeur de comptoir, c’est un signal. Reste que personne ne produit la moindre preuve d’une démarche engagée, et la prudence s’impose.
❗️Frank McCourt ne serait pas vendeur.
Mais quelques acteurs majeurs du foot français, qui l'ont côtoyé de près, sont convaincus du contraire.
[🥇@RMCsport]
— Massilia Zone (@MassiliaZone) October 16, 2026
Le contexte, lui, ne plaide pas pour la sérénité. Après des centaines de millions de dollars investis depuis 2016, McCourt doit composer avec un club en difficulté financière et une trajectoire sportive qui peine à retrouver de l’ambition, ce que racontent aussi les restrictions budgétaires du moment. Mais être sous pression ne veut pas dire chercher la sortie. Début septembre, Richard a d’ailleurs ouvert la porte à de nouveaux partenaires au capital, tout en assurant qu’aucune démarche n’était lancée et que le tri serait très sélectif.
Reste l’épineuse question du prix. Le milliard d’euros souvent évoqué paraît difficile à justifier, et certains observateurs jugent que McCourt lui-même n’est pas dupe. Malgré dix ans de croissance des revenus commerciaux et d’une marque renforcée, les difficultés actuelles pèsent sur la valorisation. Dans ces conditions, l’entrée d’un partenaire financier ressemble à la piste la plus crédible à court terme, bien plus qu’une cession totale. Reste à savoir si cet apport d’oxygène suffira à relancer l’OM, et à convaincre son propriétaire de poursuivre l’aventure.