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Seixas : « Des coureurs qui trouvent la mort, ça fait peur »

Presque trois mois après la mort de Finlay Tarling sur la 8e étape du Tour du Portugal, Paul Seixas est encore touché par cet incident. Invité dans l’émission Clique sur Canal+, le Français est longtemps revenu sur la sécurité des coureurs dans le peloton.

La plaie ne s'est toujours pas refermée. Le 14 août dernier, Finlay Tarling trouvait la mort sur la 8e étape du Tour du Portugal. Le Gallois de 19 ans avait été percuté par un véhicule qui roulait à contresens dans une descente. Le monde du cyclisme est encore touché par ce décès tragique près de trois mois plus tard. « Honnêtement, c’est terrible. Le problème, c’est que ce n’est pas le seul », a lancé Paul Seixas dans l’émission Clique sur Canal+. « En plus, moi j’ai couru avec lui. Ça m’a vraiment touché sur le moment. Mais, aujourd'hui on va dire que c’est un cycliste de plus cette année qui a trouvé la mort sur une course », a-t-il ajouté.

« Des soucis d’organisation »

« Je pense que ça a affecté vraiment tout le monde, tous les cyclistes », estime le Français de 19 ans. Il pointe aussi du doigt les organisateurs des courses qui parfois manquent de moyens. « C’est là qu’on se dit que des fois, il y a vraiment des soucis d’organisation. Les organisations font de leur mieux, ce n’est pas ce qu’on veut dire, mais des fois, il devrait y avoir plus de normes. On a protesté là-dessus au Tour de Lombardie, au début de la course pendant cinq minutes (…). Ce sont des familles qui sont touchées. Une organisation professionnelle, des coureurs qui trouvent la mort, ça fait peur », poursuit le coureur de chez Decathlon-CMA CGM.

« Des fois, tu stresses un peu »

Le 4e du dernier Tour de France a aussi admis s'être fait quelques frayeurs sur son vélo. « On va dire que des fois, tu stresses un peu, après tu ne te dis pas que c’est pour ta vie non plus. Quand tu es dans un peloton, qu’il y a un faux plat descendant et que ça roule à 80 km/h, des fois, tu as un peu peur quand même. Tu te dis: « Là, ça peut être grave ». Mais il ne faut pas y réfléchir, c’est ça le truc. Et tu sais que tous les autres en sont conscients aussi, donc ils ne vont pas faire n’importe quoi non plus. Après, des fois, il y a de la nervosité, c’est ça qui peut tendre un peu tout le monde et qui peut créer du danger », raconte Seixas.

Mis à part sa chute sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes en juin, le Français n'a jamais connu d'incident majeur. « Quand il y a des chutes, oui, on se blesse, mais sur route, je n’ai jamais eu de fracture ou d’entorse, je n’ai jamais rien eu », a lancé le vainqueur du Tour de Lombardie. Avant de conclure : « Des égratignures, ça m’est arrivé, plusieurs fois, de nombreuses fois même. Mais on s’en sort toujours bien. Après, il y a eu de très graves chutes dans l’histoire, mais des coureurs qui trouvent la mort comme ça dans une course, ça ne devrait pas arriver ».

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