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L’USAP a manqué de précision pour renverser Toulon, ce samedi soir (24-25). Les ballons échappés, la touche et un dernier hors-jeu fatal ont coûté trop cher à des Catalans pourtant plus entreprenants.
Dire que l’USAP a été punie par son imprécision, ce samedi soir, face à Toulon (24-25), serait un euphémisme. La touche pourrait en être l’un des symboles avec cinq lancers perdus, et des munitions envoyées en l’air car trois l’ont été dans le camp toulonnais. Sans conquête, difficile d’avancer.
Et sans maîtrise, la puissance n’est rien aussi, comme le dit l’adage. Parce que la touche est le symbole d’une USAP qui a souvent mélangé vitesse et précipitation. Pour preuve, les 12 ballons échappés au cours de ce match. Et ce moment, où les Catalans ont campé dans les 22 m toulonnais entre la 55e minute et la 60e sans réussir à inscrire un point. La faute à deux ballons échappés coup sur coup dans les 10 m, à une touche volée par Swan Rebbadj sur les 5 m et à une faute évitable au sol pour un mauvais soutien. Une séquence criante du manque de précision d’une USAP qui, alors menée 10-13, a laissé échapper le match car, dans la foulée, Toulon est allé inscrire un ballon porté plein d’efficacité (65e) pour laisser les sang et or à distance.
L’USAP a ensuite capitalisé sur une telle séquence quelques minutes avant les trois coups, avec l’essai de Théo Forner (76e), mais c’était trop tard. Là encore, le hors-jeu concédé par les Catalans juste avant l’essai assassin de Junior Kpoku (80e) symbolise ce manque de maîtrise. Galvanisés par l’essai de Forner et la victoire qui se profilait au gré d’un dernier quart d’heure de folie, les sang et or se sont jetés sur les Toulonnais trop tôt. À tel point que les Varois sont, en deux minutes, trop facilement arrivés dans les 5 m catalans pour inscrire le dernier essai. Il y aura peut-être des débats d’arbitrage sur ce dernier ballon porté dévastateur, mais il n’empêche que l’USAP a laissé filer ce match comme elle a laissé filer ses munitions.
En deuxième période, trois en-avants ont coupé court aux ambitions catalanes : Posolo Tuilagi dans les 40 m toulonnais alors que les libérations rapides mettaient le RCT sur le reculoir (44e), derrière une touche maîtrisée dans les 10 m des joueurs de la Rade (56e), puis un autre de Peceli Yato alors que James Hall avait réussi à franchir au ras (67e). Frustrant parce que l’USAP a eu le ballon (58 % de possession), a largement occupé (65 % d’occupation) et est plus entrée dans les 22 m adverses (10 fois contre 6), pour, finalement, pas suffisamment de points inscrits.
L’USAP s’est quelque peu battue elle-même. Toulon a usé de jeu au pied, de chandelles et n’a relancé aucun ballon. Mais les trois quarts du temps, les duels en l’air ont souri aux Varois. Le plan de jeu, qui ne reflète pas à 100 % la philosophie Franck Azéma, a fait déjouer des Catalans imprécis. Il a fallu trop d’occasions pour marquer trois essais. Les Toulonnais, eux, ont eu besoin de deux ballons portés et un troisième pour fixer et écarter au large pour en marquer autant.
Les Catalans ont depuis le début de saison souvent fait preuve de maîtrise pour relancer les ballons ou être efficaces. Ce samedi soir, celle-ci a fui au plus mauvais moment. Le RCT, lui, l’a retrouvée. Un cocktail dur à encaisser et frustrant parce que, quand l’USAP a tenu ses ballons, elle a cruellement su faire mal avec un essai en combinaison en touche et un autre derrière une mêlée tenue. C’est peut-être une phase de plus d’apprentissage.