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Passé ce mercredi 28 octobre devant la commission de discipline de la Ligue nationale de rugby, le pilier gauche du Racing Club Narbonnais Abraham Pole sera absent plusieurs semaines en raison de sa suspension, mais la sanction aurait pu être bien plus lourde.
C’était craint. Particulièrement. Après la réception victorieuse de Brive (34-26), la semaine dernière, au Parc des Sports et de l’Amitié, le carton orange d’Abraham Pole était le point noir de cette huitième journée. Le pilier gauche du Racing Club Narbonnais était alors automatiquement suspendu pour le déplacement à Montauban, ce vendredi soir (19 h 30).
Mais le staff orange et noir et le Néo-Zélandais attendaient particulièrement le passage devant la commission de la Ligue nationale de rugby, prévu ce mercredi 28 octobre en fin de matinée, pendant l’entraînement du Racing. Et c’est surtout le verdict de la durée de la suspension qui était scrutée, parce que le joueur de 27 ans est un des éléments importants de l’effectif audois.
Dans un premier temps, la Commission de discipline et des règlements de la Ligue nationale de rugby a retenu qu’Abraham Pole était responsable d’avoir "plaqué un adversaire par anticipation, à retardement ou d’une manière dangereuse (plaquer dangereusement comprend, entre autres, plaquer ou tenter de plaquer un adversaire au-dessus de la ligne des épaules, même si le plaquage a débuté au-dessous de la ligne des épaules)". Le degré de sanction était alors de six semaines, ramené à cinq en raison du casier vierge du joueur.
Sauf que le Racing a refusé cette proposition de sanction, et donc suite à la convocation ce mercredi, les circonstances atténuantes ont augmenté, avec "la conduite avant et pendant l’audience" du pilier gauche, "l’expression de remords", ainsi que la reconnaissance de culpabilité. De six semaines de suspension, la commission de la LNR en a prononcé trois. Abraham Pole manquera donc le déplacement à Montauban, la réception de Nice et le premier match du prochain bloc à Biarritz, avant d’être requalifié au lendemain du match au Pays Basque. Le Néo-Zélandais va également suivre le fameux "Head Contact Process", comme l’a demandé le Racing.