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Il a suffi d’une photo pour faire trembler la Canebière. Après la victoire folle contre Le Havre (4-3), la compagne d’Igor Paixão, Júlia Mendonça, a publié sur Instagram un cliché de l’ailier brésilien le bras droit en écharpe. Sur les réseaux, l’inquiétude a gagné les supporters marseillais en quelques heures, rapporte Marseille Mercato.
Fausse alerte. Selon La Provence, ce n’était qu’« une simple mesure de précaution » après un choc à l’épaule droite subi face aux Normands. Mieux : sur les photos de l’entraînement de mercredi diffusées par le compte officiel du club, Paixão apparaît en pleine séance, sans la moindre gêne apparente. Une autre photo le montre d’ailleurs débarrassé de son écharpe.
LE JOUEUR QUE GENESIO NE VOULAIT PAS PERDRE
Le soulagement est à la hauteur de l’enjeu. Car Paixão n’est pas un joueur comme les autres à Marseille en ce moment. Buteur contre Angers puis contre Le Havre, il s’impose comme l’une des principales armes offensives de Bruno Genesio. Et il est au cœur de l’un des feuilletons les plus brûlants de l’automne.
Selon le JDD, l’entraîneur marseillais aurait sans doute démissionné si le Brésilien avait été vendu à Sunderland à la fin du mercato estival, pour environ 30 millions d’euros. Frank McCourt poussait pour la vente, le président Stéphane Richard et le directeur sportif Grégory Lorenzi ont bataillé pour le garder. Un bras de fer en interne, démenti dans sa version la plus dure par la direction, mais qui fait de Paixão un symbole.
TOULOUSE EN LIGNE DE MIRE
Le timing de cette frayeur n’a rien d’idéal. Dimanche, l’OM reçoit Toulouse au Vélodrome pour la 9e journée de Ligue 1. Un match important pour une équipe qui gagne, mais sans convaincre totalement, et dont l’entraîneur a récemment haussé le ton en réclamant « de l’humilité pour certains ».
Bonne nouvelle pour Genesio : selon Marseille Mercato, Derek Cornelius serait le seul joueur absent pour ce rendez-vous. Le technicien olympien devrait donc pouvoir compter sur un effectif quasiment au complet, Paixão compris. Il s’exprimera en conférence de presse ce vendredi à 13 heures, aux côtés d’un joueur dont l’identité n’a pas été communiquée.
LES RÉSEAUX, CE PIÈGE
L’épisode illustre aussi la puissance (et le danger) des réseaux sociaux dans la gestion d’un club. Une simple story, publiée sans arrière-pensée, peut déclencher une vague d’inquiétude, voire de rumeurs sur la gravité d’une blessure. À Marseille, où chaque détail est scruté, la frontière entre information et panique est très mince.
Le club, lui, a répondu de la manière la plus efficace qui soit : en publiant les images de l’entraînement. Pas de communiqué, pas de démenti, juste un joueur qui court.
Plus de peur que de mal, donc. Ou plutôt une belle frayeur pour rien. Reste maintenant à Paixão de prouver dimanche que son épaule va bien, et que sa forme du moment n’a rien d’un feu de paille. Le Vélodrome attend son nouveau chouchou.